Comme tous les ans à la même époque, c’est le moment d’un petit bilan. Je relis celui de l’année passée et évidemment j’étais à coté de la plaque :) J’y parle de choix difficiles, mais je souhaitais une année de consolidation et de stabilisation. Surement que je n’osais pas l’écrire car cela me semblait inespéré. Pourtant c’est cela qui c’est produit. Pas une année calme pour autant, mais une année sans changement majeur. Femme et moi évoquions avant-hier que c’était la première année depuis bien longtemps sans déménagement, sans changement de statut majeur, sans naissance... sans tout ce qui est si fréquent dans une vie de jeune couple en fait. Bref, peut-être ne sommes-nous plus un jeune couple !
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Avec Monsieur, l’année 2009 fut incroyablement agréable et enrichissante, surtout comparé à nos premiers mois ensemble. C’est seulement dépassé ses 7 mois (et même ses 10 mois) que nous avons commencé à éprouver le plaisir d’être parent. Je comprends maintenant l’émerveillement d’être parent : ce n’est pas le fait de le voir marcher ou parler dans l’absolu. C’est le fait que la veille, il ne le faisait pas.
Un progression fulgurante pour lui, cela va se soit, mais une stabilisation pour nous, dans notre rôle de parent, dans la compréhension de ce qu’il attend de nous, de ce que nous attendons de nous-mêmes dans ce rôle. Rien n’est parfait à cet égard. Mais pas catastrophique non plus. Quelques pertes de sang-froid que je regrette de ma part, encore beaucoup de travail à faire de ce coté, pas juste envers Monsieur. Du coté clair, son développement nous conforte dans notre approche de vie avec lui. Non pas que cette approche soit responsable de ce caractère formidable qui est le sien, mais au moins cela ne semble pas nuire !

On ne peut guère souhaiter autre chose que de pouvoir poursuivre tous ensemble ce cheminement que nous avons entamé et qu’il sera aussi heureux que l’année écoulée. Ce ne sera surement pas facile. Parait-il qu’avec le développement de la personnalité, les oppositions sont plus fréquentes. La période du "non" est déjà bien entamée chez lui, espérons qu’il ne nous fera pas devenir chèvre. Ceci dit, je pense être capable d’échanger une meilleure expression de ses besoins contre quelques non supplémentaires !
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Niveau professionnel, ce fut également une stabilité inespérée mais pourtant prévisible. Je suis est au beau milieu d’un processus d’intégration entre 2 entreprises, de nombreux chambardement mais qui n’ont pas affecté mon équipe. Ceci dit, je n’y couperai pas en 2010 et comme dans tout bon mariage, ce sera pour le meilleur et pour le pire !
Bonne stabilité dans l’équipe, une équipe qui travaille de mieux en mieux, une confiance de plus en plus solide envers le monde. Là aussi, il me semble que c’est trop beau, trop stable pour durer. Quelques brèches dans l’édifice sont apparues au cours des entretiens de fin de d’année et je n’ai pas forcément de solution en tête pour les colmater. C’est de ce coté que j’ai le plus de crainte, probablement car c’est l’aspect qui me plait le plus.
Évidemment ce n’est pas pour autant que je me suis tourné les pouces en 2009 : certains projets qui étaient sur les tablettes depuis des siècles ont fini par se concrétiser. Mon rôle aussi qui s’affirme et m’amène à côtoyer de plus en plus de monde, et des bonnes surprises comme ce projet qui m’a envoyé 2 semaines à Milan. Bien dommage que ce genre d’opportunité ne se soit pas présenté plus tôt dans mon cursus car j’aurais pu en profiter encore plus longtemps. Mais je ne me plaindrais pas.

Je suis également content de voir que je progresse dans ce que je vois. La majeure partie de mes évaluations de fin d’année furent généralement assez longues car j’avais des choses à discuter et de ces échanges sont ressorties de nombreuses pistes de travail intéressantes. J’ai l’impression de percevoir plus de choses... j’espère juste ne pas me leurrer moi-même en croyant cela !
Toujours est-il qu’au niveau professionnel, l’année 2010 a débuté par un coup de tonnerre, un départ crucial, parfois évoqué mais jamais vraiment envisagé aussi tôt. Présage que l’année sera mouvementée ? Peut-être. Les conséquences possibles de tout ceci sont encore bien floues... pour le coup je suis presque impatient de relire tout ceci avec un an de recul en sachant tout ce qui aura découlé de cet événement.
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Le chapitre flou des miscellanées de la vie est sûrement le plus décevant. Beaucoup de choses, comme un retour de l’intérêt pour la philosophie mais le constat que bien des textes qui m’intéressent sont quasi-inaccessibles. Une impression aussi qu’une bonne partie de mes lectures, celle qui me parlent, ne font pourtant que me glisser dessus. Pas moyen de les assimiler, ni d’en faire un tout qui me sied. Mes tentatives de structurer l’information sont vaines et infructueuses. Surtout frustrantes. J’ai l’impression d’avoir un trésor à portée de main, mais tout se passe comme dans ces cauchemars où il est nécessaire de voir quelque chose mais qu’il est impossible d’ouvrir les yeux.
Au cours de l’année, j’ai eu l’impression qu’avoir repris l’aïkido m’aiderait justement à ouvrir les yeux, à améliorer une certaine perception des choses, mais là aussi je me frotte à la réalité : les perceptions que l’on a, principalement de soi-même, ne changent pas d’un instant à l’autre. Et quand j’entends des aikidokas avec près de 10 ans de pratique dire qu’ils cherchent encore à comprendre... ce qu’ils doivent comprendre, je me dis que je ne suis pas au bout de mes peines.
En attendant de pouvoir assouvir mes rêves en terme de créativité (c’est mon petit secret, j’aimerais peindre mais je n’en ai pas la force pour le moment), je me suis remis au développement. C’est ma manière de créer. Une manière peu couteuse, facile d’accès, que l’on peut faire à la pièce : 20 minutes ici, 1 heure là, etc. Probablement que j’aurai l’occasion de montrer le produit de ces lignes de code ici-même.

Le principal problème qui demeure, depuis des années, est celui des amis. Celui des vieux amis, où comme chaque année j’ai pris la décision d’abandonner d’entretenir certaines relation complètement unidirectionnelles. Comme à chaque fois je ne m’y tiendrai pas parce qu’il est ridicule de s’écrier comme dans une cour d’école "tu n’es plus mon ami". Dose de frustration cependant car je goute mal une relation épisodique et superficielle avec du monde dont j’ai été très proche.
Des vieux amis, d’autres, retrouvés (merci Facebook, j’ai fini par m’inscrire finalement même si concept m’horripile), qui certes ne redeviendrons pas des proches mais avec qui je suis heureux de pouvoir échanger après plusieurs années de trou (et presque moins artificiellement que ceux cités dans le paragraphe précédent...).
Les nouveaux amis enfin, ceux qui manquent à l’appel, ce que je n’arrive pas à me faire. Quelques relations, ici et là, mais pas de réseau d’amis réel. Je pourrais blâmer fiston qui prend trop de temps mais j’étais dans la même situation avant lui. Je suis difficile dans le choix de mes amis (le fait de "choisir" est déjà un signe), et par défaut je suis distant et chiant ce qui n’aide jamais. Et aussi parce que mes amis, j’ai besoin de les voir tous les jours ou presque, très demandant ! En fait, parfois je me demande si j’en suis encore capable.
Récemment je repensais à mon adolescence où j’étais incapable de sortir avec des filles. Avec le recul, je constate simplement que je n’avais jamais saisi, sans même les voir en fait, des perches que m’avaient tendues plusieurs demoiselles. Parfois un flash me reviens et je me souviens d’unetelle dont je n’ai pas perçu les signes ou d’une autre. Avec les années, peut-être que j’affabule, mais dans bien des cas je me dis que j’ai juste saboté des occasions. J’ai un peu l’impression de revivre ça avec mes relations amicales. Toujours incapable d’attraper les perches tendues, et les relations avortées qui s’empilent depuis que je vis à Montréal. Je peux assurément dire que les occasions n’ont pas manqué pourtant. Then what ?
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Plusieurs sujets à travailler pour 2010 et après. Travailler au sens de prendre conscience à chaque instant plutôt qu’au sens de faire un effort direct et souvent trop ponctuel.
Récemment, suite à une discussion autour de l’aïkido, j’ai fait porté une attention au contact de mes pieds sur le sol tandis que je marche dans la rue. Clairement je marche sur l’extérieur du pied. Ça ne prend pas grand-chose pour corriger cet état de fait et ainsi avoir un équilibre nettement supérieur. En fait, ça prend juste d’en prendre conscience ! Prendre conscience du sol à chaque pas, gros défi non ?

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Le 12/01/2010
à 16h13