Pour revenir rapidement sur la gestion des matières résiduelles, je vous invite à parcourir le dossier spécial de La Presse sur le sujet.
Pour avoir travaillé dans le domaine et avoir participé à des consultations de la CMM sur le sujet, c’est un euphémisme de dire que ça n’avance pas vite. La Ville de Montréal se préoccupe surtout de savoir dans quel dépotoir elle va envoyer ses déchets et au niveau institutionnel c’est ni fait ni à faire comme disait mon connard de père.
C’est surement assez cliché comme réflexion mais je suis allé à Mainz et à Frankfurt il y a 15 ans de cela et le poubelles à tri sélectif étaient déjà généralisées autant chez les gens que dans les lieux publics. Je ne sais s’ils ont atteint un haut niveau de recyclage mais au moins les infrastructures de bout de ligne étaient en place. Ici, c’est inexistant... ça part mal.

J’ai souvent pesté contre mais je vais en rajouter une couche : les bacs à roues devraient non seulement être obligatoires pour les recyclables, mais aussi pour les déchets. Je n’oublierai jamais les montagnes de sacs poubelles, fréquemment éventrés, qui jonchaient les rues de Cote-des-neiges. Pour les immeubles de plus de 8 logements, notamment dans cet arrondissement ce serait très faisable du fait de la distribution des immeubles.

Les chiffres pour les piles sont affligeants... on parle d’un taux de récupération de 2%...
Ceci dit, si la Ville ne fait pas tous les efforts qu’elle devrait, les producteurs de déchets (je parle de ceux qui fabriquent ce qui deviendra des déchets) ne font pas beaucoup d’effort non plus ce qui n’aide pas du tout au niveau de l’éducation...
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Le 9/04/2007
à 00h11
Superbe...
Ce qui me dérange le plus, c’est pas que les gens ne recyclent pas, mais que la ville n’informe pas ses citoyens. J’habite Montréal depuis 8 ans, et je n’ai qu’un vague souvenir de la dernière fiche d’information sur les matières recyclables, qui avait abouti dans ma boîte à lettres.
Je recycle le plus que je peux, et je fais du compost du mieux que je peux, mais j’ai encore beaucoup de misère à reconnaître ce qui se recycle, ce qui est un déchet dangeureux, et ce qu’il faut en faire.
Il doit y avoir une quantité folle de ces tubes fluorescents compacts et piles alcalines dans les sacs de déchets, malgré qu’il y ait des programmes de récupération.