Un ami a eu la brillante idée de m’offrir une BD au titre évocateur de "mon petit nombril" (titre qui pourrait seoir à n’importe quel blogue) dont le sujet central est... un nombril. Enfin plus précisément la petite vie nombrilesque d’une famille composé d’un homme humain, d’une femme humaine, d’un enfant humain en bas âge et d’un chat de genre indéterminé.
Et au gré des pages on peut se dire "ouf, nous sommes finalement d’une normalité affligeante". Car quoi de plus stressant que de ne pas être normal et ainsi risquer de finir au ban de la société, rejeté de tous.
Bref, la chat qui vomit partout, l’enfant qui dit non tout en voulant une banane, le père qui essaie de caser deux minutes de jeux vidéos pendant que sa femme va s’occuper de la progéniture et la dite femme qui regarde tout ceci d’un air circonspect, tout ceci est normal. Souvent répugnant, parfois condamnable, toujours navrant, l’avantage étant que sous forme de BD, on peut en rire.

Ainsi, un exemple par exemple : la planche dont est issue l’extrait ci-dessus relate le cas vécu personnellement ô combien de fois du père devant s’occuper *seul* de sa progéniture pendant que Femme sort. Bien souvent, je me trouve à court de cartouches et lessivé au bout de 15/20 minutes. C’est qu’un enfant souffre d’un "short span attention disorder" chronique aigu alors passer plus de 35 secondes sur une même activité relève de l’exploit.
Comme pour toute œuvre artistique d’envergure, toute la puissance réside dans les détails. Ainsi, le train présenté dans la case supérieur et qui hurle "Monte à bord du train des animaux, tout le monde à booord !!!!", devinez quoi, ON L’A !!! Enfin on l’avait jusqu’à ce que Femme le vende 3 kopeks sur Kijiji, provoquant au passage une crise nationale de Monsieur, nécessitant l’intervention de l’OTAN.
Bref à lire pour tout parent, surtout de sexe masculin, persuadé d’être mauvais, ingrat, anormal et détestable. Bon, l’aspect négatif de la chose, c’est que si vous ne vous reconnaissez pas là-dedans, vous êtes vraiment, objectivement anormal et probablement irrécupérable.
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Ah oui, et pour ceux qui deviendraient accrocs l’auteur, Pascal Colpron, publie de ses planches sur un blogue, Mon petit nombril, qu’il me semble tout à faire incroyable de n’être jamais tombé dessus avant. Comme je me le dis à chaque fois : tant de blogues et si peu de temps.

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Le 20/01/2010
à 19h11