Eh oui, suite à des petites difficultés liées à ma grossesse, je suis en arrêt de travail depuis la fin mars et ce, jusqu’à l’accouchement.
Comment passer le temps lors de ces longues journées de femme au foyer limitée dans ses déplacements par un trop grand nombre de contractions utérines ? (Car ce serait trop facile si je pouvais simplement jouir de la vie et du beau temps arrivé à ma guise.)
On a vite fait de succomber aux lectures sur la grossesse, l’accouchement et les bébés. Et franchement, on apprend des tas de choses utiles et incroyables, même quand on a été formé en obstétrique et en pédiatrie. C’en est presque scadaleux.
C’est ainsi que pratiquement tout ce que j’ai appris ou vu faire en obstétrique se trouve être franchement questionnable ou même carrément non recommandé dans les lignes directrices officielles (celles de l’OMS mais aussi celles des sociétés savantes canadiennes).
Tout, du monitoring foetal continu à la pose systématique d’un soluté en passant par l’interdiction de boire et manger, la rupture artificielle des membranes, le déclenchement ou l’augmentation du travail par l’ocytocine, la position pour accoucher, la façon de pousser, le moment de couper le cordon, sans oublier bien sûr l’épidurale...
Chaque geste peut avoir des conséquences importantes sur la suite du travail et de la naissance, les complications avec nécessité d’épisiotomie, de forceps ou ventouse, ou de césarienne, la difficulté ou non à amorcer l’allaitement. Rien n’est banal ou anodin.
Le plus époustouflant dans tout ça, c’est que je n’avais jamais entendu parler de ces recommandations dans toute ma formation. Je ne les ai même pas croisées à l’écrit dans mes manuels de référence. Pas un mot. Niet. Nada. Rien.
Et pourtant tout est fait de routine, parce qu’on a vu les patrons le faire, sans trop se poser de question et même si c’est clairement contre-indiqué.
Je suis contente d’avoir osé mettre le nez dans des ouvrages de médecine dite "parallèle". C’est parfois un peu insécurisant et déstabilisant parce que tout ce que je pensais auparavant s’en trouve remis en doute, mais j’ai ainsi davantage l’impression d’avoir en main les informations pour faire un véritable choix libre et éclairé.
Tant et aussi longtemps qu’il ne faut pas se battre avec le personnel médical non initié à ces connaissances ;)

Ce qui m’a étonnée, c’était le discours des sages-femmes lors du seul cours de préparation à l’accouchement auquel j’ai assisté (on vous écoute, vous êtes maîtres, tant que tout va bien, de votre "projet de naissance", peu d’épisio et d’instruments, position au choix, etc.)... et la réalité.
Pour moi ça s’est compliqué dans les dernières heures de l’accouchement, mais tout du long j’ai été prise en otage par la routine hospitalière.
Et c’est assez insupportable. Même s’ils nous ont probablement sauvé la vie, à toutes les deux.
Mais bon, cogite ce qu’il faut, mais pas trop, hein ! Profites en pour dormir, tiens ! Ca va te manquer bientôt !
C’est sûr que ça ne sert à rien d’arriver là avec des opinions arrêtées sur quoi que ce soit.
Ça se passera bien comme ça devra se passer, et l’important c’est de sortir avec une mère et un bébé en vie et en santé !
J’étais pour écrire exactement ton dernier commentaire - trop d’info c’est comme pas assez.Et puis les derniers mois, c’est infernal : on pense trop, on s’inquiète, on se demande si, on a peur. Crois-moi, vient un moment ou seule l’urgence de voir enfin son bébé et de retrouver son corps pour soi fait oublier tout le reste ! Et comme tu dis : faut savoir ce qu’on veut, mais il faut aussi faire confiance. Au plaisir de vous voir bientôt, toi et Stéphane,
MJ
En fait mon message ne visait aucunement à dire que j’avais une opinion arrêtée sur plein de sujets concernant mon propre accouchement, ce n’est évidemment pas le cas.
Je ne faisais que marquer le fait que les médecins ne savent même pas que ce qu’ils font de routine n’est pas recommandé ou est parfois même contre-indiqué.
J’en ai eu la preuve en en discutant un peu avec des collègues en médecine vendredi, dont une qui sera généraliste dans 1 an et qui va pratiquer en obstétrique. Elle n’était pas plus au courant que moi avant.
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Le 14/05/2008
à 19h38
T’inquiète pas, la plupart des infirmières les ont lu ces livres ! :) Et, elles vont aller dans le meme sens que toi !
Bonne fin de grossesse !