Le titre du billet dit pas mal tout, reste pas mal à mettre en forme quelques explications en guise de point final.
Tout commence en postant un billet (le dernier rapport de gendarmerie) et en se rendant compte que le dernier rapport (datant de 6 mois) n’est que 2 billets plus loin ; que des posts vieux de 1 an sont toujours sur la page d’accueil. Cela se poursuit en regardant le peu d’intérêt que suscite les billets en question. D’un coté je n’ai jamais été très porté sur l’audience, de l’autre coté j’ai pris conscience d’une autocensure grandissante ces dernières années. Paradoxalement, moins de monde venait lire ces lignes, plus je m’autocensurais. Bref, je n’écris quasiment plus de billet personnel, et ceux qui pourraient être d’intérêt général ne sont lus par personne. Perdant sur toute la ligne.
Pourtant j’ai toujours le réflexe blogue en tête. Je me demande toujours comment je pourrais mettre en forme tel ou tel événement, le publier, le présenter sous un angle intéressant, jouer avec. Mais une certaine spontanéité nécessaire pour écrire un billet, celle qui laisse passer un pourcentage suffisamment élevé d’idées pour que certaines finissent par être publiées, cette spontanéité a disparu.
Elle a été remplacé par l’hyperspontanéité de fesse-de-bouc et twitter, le fastfood de l’écriture internet, cette chose où le nombre de mots à utiliser est assez court pour que l’autocensure n’ait pas le temps de s’activer... "ooups, trop tard, c’est déjà parti". Comme quand on mange un bon hamburger industriel, on n’est pas satisfait, mais on le fait. Et on le refait.
Si je n’ai pas perdu le réflexe de l’écriture de blogue, j’ai perdu celui de la lecture. Je ne lis plus un seul blogue. Bon nombre de ceux que je lisais "à l’époque" ont disparu. Suite à quelques mésaventures (cambriolage, fermeture du service d’agrégation que j’utilisais), j’ai simplement perdu ma blogoliste. De toutes manières, j’étais complètement débordé par les blogues que je lisais. Obésité informationnelle, preuve que ce n’était pas par manque d’intérêt.
Tout ceci peut sembler pouvoir se résumer par un manque de temps. Et c’est certain que cela fait partie de l’équation, mais ce n’est pas tout. Les points soulevés sont plus profonds que le simple de manque de temps.
Voilà plusieurs années, j’étais un peu choqué de voir du monde fermer leur blogue (souvent avec beaucoup de bruit). Je me demandais comment il était possible d’ainsi tourner le dos à une activité souvent enrichissante. Après plusieurs années sous respirateur artificiel, j’en arrive pourtant à la conclusion que mon tour est venu de mettre une petite pancarte devant la porte, sans trop de bruit cependant.
Vous me direz que ce blogue n’est pas seulement le mien, c’est aussi celui de Dr Papillon/Ebb. C’est pourtant elle, sans le vouloir, qui a planté le dernier clou en acquiesçant lorsque je lui ai dit que j’envisageais de fermer ce haut lieu.
À cela s’ajoute une sorte de volonté de tourner la page, de la même manière que j’ai poussé pour terminer ma maitrise pour une raison similaire. Ces deux éléments ont en commun d’avoir été démarré durant une époque difficile pour moi, période de purgatoire qui m’a beaucoup appris mais qui n’est plus ce que je suis maintenant.
Alors comme dirait l’autre, circulez, y a rien à voir. Il me reste juste à trouver comment archiver ceci (il n’est pas non plus question de tout flusher merci, au revoir) et ensuite ce blogue s’autodétruira. 7 ans et quelques de bons et loyaux services, de nombreuses rencontres enrichissantes, certaines que je regrette de ne pas avoir poussé plus loin. Pour ceux que cela intéresse, je publie des âneries courtes sur facebook et twitter et pour le moment, c’est tout.


Ou De la présence policière quand elle est nécessaire.
Voilà deux jours, je flashe sur un vélo en vente. Initialement rentré au Yéti pour acheter du grip pour mon guidon, je vois un hybride sport avec système 8 vitesses intégré au moyeu arrière, freins à disque, léger... Le type de vélo que je cherchais depuis un an et demi (surtout le système de vitesses), dans ma fourchette de prix (en soldes) et en plus pas mal beau. Le vendeur me permet de faire quelques tours de roues... Je me laisse 24h pour l’acheter mais la vérité c’est que j’avais déjà décidé.
Après quelques essais supplémentaires, je décide Samedi d’essayer de changer le guidon en bidouillant celui de mon vieux 10 vitesses. La tâche se poursuit le lendemain.
Dimanche en milieu d’après-midi, Femme me rappelle qu’elle souhaite aller faire un tour au festival Juste pour Rire. J’apporte mon guidon au Yéti car je souhaite le faire scier en espérant le récupérer le lendemain matin (m’obligeant ainsi à prendre un Bixi en attendant). À ma grande surprise, le gars s’en occupe sur-le-champs. De retour, je remonte tout l’attirail pour pouvoir faire ma première vraie sortie avec mon nouveau vélo.
Arrivé au Centre-Ville, nous garons nos vélos sur Saint-Urbain, un peu au sud de l’entrée du festival. Nous déambulons sur la place des festivals, Fiston regarde le tout avec une certaine incrédulité.

Au bout d’un moment, nous nous décidons à rentrer car il se fait tard. En bifurquant sur Saint-Urbain, Femme fait la remarque à la blague que nous nous sommes sûrement fait voler nos vélos. Je confirme que mon vélo est encore présent... avec un gars qui semble être en train de frapper dessus !
J’accélère le pas, puis cours, ne sachant trop quoi faire si le gars s’oppose (Femme m’a déjà interdit de faire le héros par le passé). Alors que j’approche à 2-3 mètres, le gars arrête de frapper sur mon vélo (ou mon cadenas plutôt) et part en me tournant le dos. Il traverse tranquillement la rue Saint-Urbain... et finit par se faire sauter dessus par 4 policiers.
Je vais jeter un œil sur mon cadenas qui semblait assez loin de céder. Puis je vais voir les policiers pour leur signifier que leur captif était en train de s’en prendre à mon vélo. Un autre témoin vient faire de même. Après quelques minutes d’attente pendant lesquelles Femme décide de rentrer avec Fiston, nous marchons une centaine de mètres pour nous rendre au QG de la police pour y faire notre déposition.
Déposition faite, je retourne à mon vélo pour me rentrer à la maison ; plus d’une heure s’est écoulée depuis le début de tout ceci. J’essaie d’ouvrir mon cadenas... il bloque. Je ne m’affole pas, il m’a déjà faire ça à l’occasion, il suffit d’insister. J’insiste. J’insiste fermement. J’insiste pendant une dizaine de minutes au point que des passants semblent me prendre pour un autre voleur. Il semble désormais clair que mon cadenas n’a pas supporté les chocs répétés. Il s’agit d’un cadenas en U dont le policier lui-même me vantait la solidité... et maintenant je ne peux plus l’ouvrir !
Retour au poste pour retrouver mon agent de police et lui notifier mon problème. Il vient insister un petit coup sur mon cadenas pour arriver à la même conclusion : c’est la poisse.
J’aperçois coin Sainte-Catherine et Saint-Urbain un camion de pompiers. Clic. Les pompiers m’avaient déjà fait sauté un cadenas une fois où j’avais cassé ma clé dans la serrure. Ils viennent regarder mon cadenas et jugent que leur pince-tenaille n’est pas assez puissante. Ils m’aident à essayer de forcer le mécanisme... sans succès. Mon policier attitré revient fièrement avec une immense pince pour se faire dire par les pompiers que c’est le même modèle que celle qu’ils ont et que ce sera insuffisant.
N’écoutant que son grand cœur, notre policier se fait un devoir de leur montrer qu’ils ont tord et part attaquer le cadenas. Une de ses collègues se joint à lui... puis 1 ou 2 pompiers puis... crac le U cède. Je remercie tout ce joyeux monde et me met en route vers chez moi où j’arrive bien tardivement, certes avec un vélo mais sans cadenas... Nous décidons donc de rentrer le vélo et de le mettre dans le salon car il n’est définitivement pas en sécurité dehors.

Repensant au cambriolage dont nous avons été victime récemment, je propose qu’il dorme avec nous, dans le lit, puisque le salon ne semble pas plus sécuritaire. Femme m’a opposé une fin de non recevoir pour une raison que je ne comprends toujours pas...
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Quelques petites remarques suite à cette péripétie...
Il est tout de même pénible de devoir s’acheter des vieux vélos pourris pour avoir la paix. Moi j’ai envie de profiter d’un vélo de qualité avec des vitesses qui passent, des freins qui freinent et d’un vélo léger !
Ayant visiblement réussi à endommagé le mécanisme interne du cadenas, je suppose que le voleur ne procédait pas complètement au hasard. Probablement connaissent-ils une méthode qui peut permettre de forcer le mécanisme d’un cadenas en U. Je suppose que la différence de cote de sécurité entre les U notés 4 et ceux notés 8-9 repose plus sur la résistance du mécanisme que sur la solidité du U en lui-même.
Suite à cet épisode, je réfléchis aux différentes méthodes pour protéger mon vélo. En voici quelques unes : mettre une dizaine de cadenas sur mon vélo, assurer spécifiquement mon vélo, buriner un numéro de série dessus, faire appel à Vélo Retour, le repeindre de toutes les couleurs de la Terre...
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L’intervention de la police a été saluée par plusieurs personnes sur-le-champ et par toute personne à qui je relate les faits. Et je leur suis reconnaissant de travailler à limiter les vols de vélos... une plaie montréalaise. Je ne peux toutefois m’empêcher de parler de la relative violence de l’intervention. Une fois le voleur arrêté et ficelé avec des tyraps, était-il vraiment nécessaire de le menacer avec une matraque alors qu’il demeurait calmement assis, regardant ses pieds. On parle d’un vol de vélos... ça me fait immensément chier, mais ce n’est pas un violeur en série (et même si ça l’était, est-ce que ça justifie la violence physique et verbale ?)
Le voleur avait tout du paumé de base, possiblement drogué. Je n’arrive même pas à ressentir une réelle hargne contre ce genre de gars. Ses dépendances, ses besoins, semble-t-il qu’il ne peut les assouvir qu’ainsi. Dans la vie, chacun est responsable de ses actes... mais en tant que société est-il normal qu’autant de personnes se retrouvent en marge ?
Possiblement qu’il était un peu "gelé". Il était pas mal "ailleurs" dans sa façon d’être et surtout il ne faut pas avoir tous ses esprits pour attaquer un cadenas à grands coups de clé anglaise à 50m d’un festival densément peuplé de flics et à 100m d’un poste de police...
En quittant les lieux, je descends Saint-Urbain pour reprendre René-Lévesque puis Saint-Laurent. Un voire plusieurs mendiants par intersection, au bord de la rue. Tous des voleurs de vélos ? Tous des paumés...
Hier en somnolant, mon coté super-héros envisageait comment mettre fin à tous ces vols de vélos. J’imaginais cette toile d’araignée, ce réseau digne d’un polymère réticulé et résiliant. Ce voleur, qui fait partie d’une chaîne de vol et de recel de vélos. Ce même voleur, élément final d’un trafic de drogue. Le trafic de drogue dont les gangs de rue sont des maillons importants. Les gangs de vue qui trempent également dans la prostitution avec toute sa chaîne d’intervenants. Ça ferait surement un beau graphique. Un mikado inextricable dont cette tentative de vol de vélo n’est qu’une insignifiante peccadille.
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Aujourd’hui je suis allé me chercher un cadenas de remplacement. Après cette histoire j’ai pris le gros modèle. La prochaine fois que mon cadenas refuse de s’ouvrir, c’est une tronçonneuse à métaux qu’il nous faudra... ou un très bon voleur.
Le vendeur au Yéti semblait connaître quelques techniques de vol. Il m’a confirmé que mon gars ne frappait pas au hasard. Sur les cadenas en U, si la serrure se trouve à l’extrémité du cylindre qui ferme le U, elle est plus vulnérable à un passage en force.
Par ailleurs, au-delà des vidéos qui ont fait le tour du monde suite à l’épisode de "l’ouverture d’un cadenas avec un stylo Bic, il m’a été déconseillé d’acheter du Kryptonite. Non pas que ce soit des mauvais cadenas, mais ils sont en business depuis longtemps, récemment leur technologie à moins évolué que d’autres... en conséquence de quoi, les voleurs arrivent plus facilement à leurs fins... J’ai suivi le conseil du vendeur.

Eh oui, nous sommes toujours en vie !! 5 mois sans publier, on approche de notre record. Mais tout n’est pas perdu. Alors pour essayer de redonner vie à la place, allons-y pour un des légendaires rapports de gendarmerie pour les 2 ans de Fiston.
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6h32 : Réveil de Fiston. Après un début de nuit difficile (réveil totalement paniqué à 22h30 puis 23h15) et les nuits qui ont précédé, je suis crevé. Et depuis hier soir j’ai un mal de bloc carabiné. Je ne me lève pas.
6h35 : Femme, elle, a le courage de se lever. Elle ramène Fiston dans le lit et l’allaite. Je sombre dans le sommeil.
6h ?? : Femme se lève avec fiston.
8h28 : Nouveau réveil toujours avec la tête dans un étau. Cette fois-ci il faut se lever.
8h29 : Pipi. Fiston joue dans sa chambre.
8h31 : Tylenol + Advil.
8h32 : Femme prépare le pique-nique en vue de la sortie à la plage.
8h34 : Fiston s’énerve sur ses jouets.
8h44 : Pluie. Fiston-météo annonce "y pleut ici". Pas cool pour aller à la plage. On y croit quand même
8h45 : Nos amis qui vont à la plage avec nous sont également à peine levés. Pas de quoi s’affoler finalement.
8h46 : La frustration se pointe : Visiblement Fiston a faim mais refuse de venir à table. Finalement Femme l’amène à table et il mange volontiers.
8h52 : Fiston tourne aux céréales.
8h54 : Fiston demande du "bagel-à-papa" (alors qu’il en a lui-même) que finalement il ne mangera pas
8h59 : Jet de céréales au sol. Discussion approfondies sur les motifs de cet acte malveillant. Je finis par ramasser les céréales après avoir reçu l’assurance que c’était aux fins de consommation orale.
9h02 : "a cereales yark, pas bon" alors qu’il en mange depuis 10 minutes. Monsieur attaque donc du "yahouf".
9h06 : Retour au céréales, surtout pour jouer avec (mais tant que ça ne finit pas au sol).
9h09 : Séance de "C’est-quoi-ça-Maman", même quand il s’adresse à moi. On n’hésite pas à poser 5 fois la question pour le même objet.
9h13 : Sortie de table
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9h17 : Fiston joue avec ses camions, Femme continue les préparatifs.
9h19 : Fiston me ramène mes sandales puis s’enferme dans sa chambre... déjà aussi jeune !
9h22 : Épluchage d’oeufs durs. On conserve les coquilles pour le jardin. Les restes des préparatifs du pique-nique vont au compost
9h31 : Différend avec fiston ; il veut ouvrir sa petite tente alors que nous la sortons pour la plage. Tentative de négociation infructueuse. Il finit par choisir la fuite dans notre chambre
9h34 : Femme ausculte les oreilles de Fiston. L’une d’elle n’est pas accessible à l’oeil humain. Elle constate que si elle n’était pas médecin, entre l’asthme et les oreilles, on aurait possiblement passé le WE à l’hôpital.
9h38 : Brossage de dents de Fiston. Période peu collaborative en la matière.
9h42 : Un petit coup de pompes pour l’asthme.
9h44 : Allaitement. Je quitte chercher la Communauto.
9h45 : C’est assez nuageux. Notre jardin qui est orienté pour le soleil matinal n’aura pas grand-chose aujourd’hui
9h50 : Arrivée à la voiture. Étonnant, elle a servi depuis que je l’ai ramené hier à 16h30
9h52 : En fait, il fait même carrément moche. Ce n’est peut-être pas idéal pour la plage. On ne s’arrête pas pour autant.
9h58 : Retour à la maison. À bien y regarder, le temps direction sud-ouest est nettement mieux. Ça tombe bien, c’est là que nous allons !
9h59 : Crise pour avoir un chapeau. Facile à résoudre, il suffit de lui donner le sien.
10h00 : On rentre la destination dans le GPS. Vive la modernitude.
10h05 : Installation du siège auto.
10h12 : Feu vert, on y va !
10h18 : Ça ressemble légèrement a un déménagement
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10h19 : Il pleuviote, mais on y croit toujours.
10h20 : La télépathie cellulaire nous permet de savoir que nos co-galériens de plage sont presque arrivés. Ils ne se plaignent pas du temps donc on suppose que c’est correct. Nous sommes en retard, comme d’hab.
10:23 : Pause épicerie pour compléter le pique-nique.
10h27 : Fiston lit paisiblement derrière moi en attendant Femme et ses courses
10h31 : On part pour de vrai. Le GPS prévoit 52 minutes. Ce sera l’occasion de le mettre a l’épreuve. Le trajet sera aussi l’occasion de tester la patience de Fiston pour notre trajet vers Toronto.
10h45 : Monsieur dort alors que nous n’avons pas encore passé la 15.
11h08 : Faux réveil de monsieur, il finit par se rendormir tandis que nous discutons la pédagogie du "terrible two".
11h23 : Arrivée sur les lieux. Le GPS annonçait 11h25 au début, ce qui est tout de même un beau résultat. Cependant j’étais constamment 5-10km/h au-dessus des limites.
11h24 : 20$ l’entrée de la plage. Je ne devrais pas mais ça me choque de payer pour accéder à une plage.
11h25 : "Y a fucking plein de monde" dixit un gars dans la file de voitures. C’est un fait, nous ne serons pas les seuls.
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11h35 : On retrouve nos co-galeriens sur la plage. Nous sommes vraiment les derniers arrivés.
11h40 : Allaitement... On s’installe.
11h48 : Fin d’allaitement. Un bout de notre troupeau d’amis sort de l’eau sous les cris d’enfants.
11h56 : lunch on the beach.
12h04 : Il fait beau malgré un voile nuageux. Les conditions ne sont vraiment pas idéales pour de belles photos.
12h11 : En plus de la lumière médiocre, pas possible de faire une photo sans avoir un cul (en maillot), une face ou un étranger sur le photo.
12h25 : Perte d’un enfant. On part tous à sa recherche.
12h32 : L’animal perdu s’en était allé au parc de jeu de son propre chef.
12h45 : Séance jeu glandouille sur la playa.
12h50 : Petite discussion à propos d’appareils photo numériques. À la vue d’un EOS 40D équipé d’un 17-55mm, je me sens conforté dans l’achat de mon GF1 avec lentille 20mm.
13h00 : Direction les jeux avec fiston.
13h01 : C’est vraiment boucane-land ici. À croire que la moitié de la terre a apporté son barbecue.
13h02 : Monsieur grimpe sur une poutre avec marches. Son équilibre est vraiment bon maintenant.
13h05 : Un soleil franc finit par émerger des nuages.
13h10 : À la recherche d’un toboggan pour petit. Nous optons pour un module de jeu "5 à 12 ans" qui fait très bien l’affaire.
13h26 : Fiston commence à fatiguer. Il est tout rouge. Retour sur la plage pour le crémer et le calmer un peu.
13h43 : Direction le bord de l’eau pour une tentative de baignade.
13h54 : Baignade avortée pour Fiston. Eau trop froide et caillouteuse. Même constant pour nous-même.
14h02 : Nous apprenons qu’il est interdit de porter son enfant sur ses épaules sur le site de la plage. On n’arrête pas le progrès.
14h04 : Finalement Fiston montre de l’intérêt pour un avion-bouée. J’essaie de le mettre dedans (dans l’eau), mais l’aspect eau ne semble pas faire son affaire.
14h10 : Fiston s’installe dans l’avion-bouée une fois posé sur le sable. C’était donc ça. Nous commençons à plier bagages.
14h25 : On se lève le camp. Nous sommes les premiers à partir mais on veut appeler Mamie (en France) avant qu’elle ne se couche.
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14h41 : La voiture est devenue un four. Par chance, c’est une Communauto avec clim.
14h43 : Crise pour avoir de l’eau. Pas n’importe laquelle : la gourde de maman.
14h48 : Nous cédons en donnant la gourde, non sans l’avoir quasiment vidé pour limiter les dégâts.
14h51 : Ce qui devait arriver... un peu d’eau renversée. Rien de grave.
14h55 : Fiston a les yeux qui roule.... Un petit dodo du retour ?
15h05 : Énervement sur le livret qu’il avait en main.
15h10 : Commence à pleurnicher plus sérieusement. Il se plaint des oreilles. Une petite otite pour la semaine ?
15h13 : Fiston est clairement parti pour pleurer tout le reste du trajet. C’est possiblement justifié, il a l’air inconfortable.
15h35 : Arrivée en avance de 3 minutes sur l’horaire du GPS. Fiston a effectivement pleurniché tout le long, mais sans que ça dégénère.
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15h36 : Déménagement inverse.
15h37 : Bilan des bobos : oreilles, bedon, tête et yeux. On s’occupe des yeux qui sont surement les conséquences de la crème solaire.
15h38 : Le ciel est encore couvert malgré le vent assez fort. Nous avons bien fait d’aller à la plage.
15h46 : Fin du déménagement. Allaitement.
15h47 : 31 degrés... Il fait passablement chaud tout de même...
15h48 : Pause chiottes
15h53 : Auscultation des poumons (bien que Monsieur ne cesse de parler) son asthme est toujours présent : re-pompes.
15h58 : Fiston joue avec un tracteur ("’racteur est a moi"). Je pars pour ramener la voiture
16h00 : J’ai pris le mauvais trousseau de clés. On recommence.
16h04 : Essence.
16h06 : Quelques gouttes de pluie.
16h08 : Concentration de flicaille à la station Laurier.
16h09 : Arrivée à destination.
16h12 : Tiens, j’ai oublié mon casque de vélo pour le retour. On va essayer d’être prudent.
16h17 : Passage par le jardin communautaire : il faut vraiment que je désherbe.
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16h20 : Retour à la maison. Fiston est tordu de rire. Le jeu consiste à ce que Maman construise des tours puis les détruise elle-même.
16h24 : Début de Skype avec Mamie. Fiston est très content.
16h45 : Déconnexions Skype non voulue. C’est ça de vivre dans le tiers-monde. Fiston est parti vivre sa vie.
16h46 : On reconnecte.
16h58 : Encore une perte de connexion. Fiston joue dans sa chambre tout seul... Puis revient près de l’ordinateur.
17h10 : Fin de la connexion avec Mamie. Femme m’annonce que fiston a eu une diarrhée... Ce qui va peut-être avec la plainte "bedon"
17h14 : Parlant de diarrhée...
17h20 : Diarrhée changée.
17h24 : Départ pour courses en famille.
17h25 : Fuck, j’ai oublié de déposer les clés communauto dans le coffre. La réservation est jusqu’à 17h30.
17h30 : Clés déposées just-in-time. Direction l’épicerie.
17h35 : Épicerie Muscat.
17h38 : C’est bon la clim quand même.
17h40 : Soooooiiif... Je peux bien avoir mal au crane, je ne bois clairement pas assez.
17h48 : Fin des courses.
17h59 : Home sweet home.
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18h01 : Double Advil au shaker.
18h04 : Litière du chat qui en a plus que besoin.
18h12 : Cuisine + rangeage de courses. Fiston joue dans sa chambre... Puis dans la salle de bain (augure d’armoires vidées au sol)
18h15 : Fiston veut qu’on lui retire ses sandales. Il a bien raison.
18h21 : On étouffe pas qu’un peu dans cet appartement. On décide d’ouvrir la porte-fenêtre (pas con hein !). Fiston vole la minuterie pour cuisiner.
18h35 : Séance de jeu : papa fait tourner un cube en toupie et fiston l’arrête. Très drôle.
18h40 : À table. Filet de sol, riz, brocoli.
18h45 : Ce soir on ose : l’eau de Fiston sera dans un verre ouvert.
18h55 : Du riz est noyé dans le verre. Retrait du verre et du riz
18h58 : Monsieur attaque des pitas directement a travers le sac en plastique. On essaie de lui expliquer que habituellement il suffit de demander mais il n’y porte pas grand intérêt.
19h04 : Dessert : "Yahou" pour fiston, salade de fruits à base de fraises "auto-cueillies" pour nous.
19h08 : "a pas ca yahou" en repoussant le bol de yahourt. Il en a tout de même mangé pas mal.
19h09 : Essai infructueux de poire.
19h10 : "en bas" sonne la fin de son repas. Il constate qu’il a fait un "dégât" de yahourt sur la toile cirée.
19h11 : Débarbouillage intense.
19h14 : Fin de notre repas. Fiston joue son verre à paille... Vide évidemment
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19h17 : Rangeage de table. Femme essaie d’inciter fiston a ranger SON bordel. On joue a "qui range les blocs le plus vite". Le pire étant que ça marche.
19h21 : Pipi. HHOOOOO le joli bordel dans la salle de bain. C’était le cadeau-surprise.
19h24 : Vaisselle. Fiston et Femme jouent aux marionnettes
19h25 : Fiston arrête la musique en appuyant sur le bouton de la prise multiple. Pourtant il sait comment arrêter l’ampli aussi...
19h28 : Femme invite Fiston à ranger sa chambre. C’est osé mais il suit.
19h32 : Lancement de la séquence de fin de journée
19h35 : Séance photo inhabituelle pour faire la photo d’évolution de Fiston.
19h39 : Je reprends la vaisselle. Séance pot pour Fiston. Infructueux.
19h41 : Brossage de dents pour Fiston.
19h42 : Le chat stupide s’est pris une griffe dans un de mes vêtements. Nettoyage du sol.
19h43 : Fiston in the bath.
19h47 : Fin du nettoyage du sol. Toujours un plaisir avec un repas avec du riz. Préparation de la chambre de Fiston pour son coucher.
19h49 : Récupération des photos de la journée. Effectivement, pas un grand cru...
19h53 : Début de photoshoppage des photos d’évolution.
19h58 : Sortie de bain. Comme à mon habitude, j’interviens pour le coucher en laissant mes affaires en plan.
19h59 : Je me fais virer par fiston qui veut changer ses habitudes et ainsi rester avec Femme.
20h00 : Je me fais rappeler par fiston alors que j’étais sorti. Re-bye-bye, re-bisou. Il faut bien faire les choses dans la vie.
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20h02 : Direction le jardin avec les coquilles d’oeufs. Prions pour la réussite de femme dans son entreprise de coucher.
20h06 : Discussion de voisinage. Beau soleil couchant. On aura finit par le voir.
20h09 : Y a du monde au jardin.
20h11 : Opération désherbage à la mimine.
20h23 : À croire que les poireaux ont passé un pacte avec la mauvaise herbe et les moustiques.
20h34 : Épandage de coquilles d’oeuf, il paraît que c’est bon contre les limaces qui saccagent nos choux.
20h42 : Discussion de voisinage pour une histoire de conduite d’eau explosée qui a noyée un jardin.
20h50 : Arrosage.
21h03 : Arrosage completed.
21h06 : Rangeage du jardins et des outils. Certains de mes voisins de jardin devraient être testés pour dopage. Pas possible des plants de courgettes aussi gargantuesques !
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21h09 : Retour à la maison. Femme m’annonce que fiston n’a pas posé de problème au coucher. Il dormait au bout de quelques instants
21h11 : Visualisation des photos de de la journée avec Femme
21h33 : On reprend l’édition de la photo d’évolution de Fiston.
21h39 : Plantage photoshop. Grrrrr.... Je n’avais pas sauvegardé.
21h47 : Estie de photoshop à marde, deuxième plantage... Heureusement j’avais sauvegardé cette fois ! Pauv’ petit qui supporte mal une photo de 5749px de large.
21h57 : Bon, on en est venu a bout en arrêtant la moitié des process qui tournaient. Upload sur flickrrrrr.
22h01 : Glandouillages divers sur l’ordi.
22h03 : Femme a reçu un courriel très étrange qui semble en lien avec son Macbook volé. Une enquête s’impose.
22h15 : Préparation de l’article pour le rapport de gendarmerie. Malheureusement il est trop tard, ça ne sera pas publié aujourd’hui.
22h21 : Comme de bien entendu, j’ai oublié mes antibios pendant le souper... Plus que 2 jours à tenir et cette sinusite sera un mauvais souvenir.
22h23 : Brosse brosse brosse, les petites dents.
22h26 : Petit pliage de linge propre pré-dodo.
22h28 : Petit rail de corticosteroïdes dans le pif.
22h31 : Au pieu. Monsieur s’est endormi tôt, les chances sont bonnes qu’il se réveille tôt. Sans compter qu’il est encore malade.

Mieux vaut tard que jamais, voici un petit bilan de notre séjour en Jamaïque.
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Réglons un cas pénible avant de commencer : Air Canada a été en-dessous de tout là-dessus. Bouffe payante pour un vol de plus de 4 heures, c’est moyen mais surtout pas un truc bouffable pour un enfant de moins de 2 ans. Moralité le trajet aller fut cauchemardesque (pour nous et nos voisins) pour cause d’enfant affamé. Rendre la bouffe payante, pourquoi pas, mais à condition de l’annoncer clairement, de fournir un service au moins égal aux trajets gratuits et enfin en ne cherchant pas non plus à transformer ceci en centre de profit... Ensuite le personnel de cabine fut d’un exécrable, gérant très mal une erreur du système de placement en cabine, en nous traitant comme des sous-merdes pour avoir osé imaginer utiliser les toilettes de premières alors que les nôtres n’étaient accessibles pour un bout et j’en passe d’autres.
Et un mois après avoir porté plainte, toujours pas réponse. C’est bien beau de mettre des écrans individuels pour tout le monde, mais ça ne compense pas un service de m e r d e...
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Parlons Jamaïque.
Autant dire ce qui est, je n’étais pas nécessairement très chaud à l’idée d’aller dans un tout inclus familial dans un pays tirant la patte et où les tensions entre locaux et touristes ne sont pas rares. Certaines obligations comme celles de devoir prendre un caddy au golf m’exaspéraient d’avance, ne souhaitant pas un porteur-esclave collé à mes basques et n’hésitant pas à m’abattre sur-le-champ si je m’avisait de labourer leur terrain suite à une poussée de rage-du-golf aiguë (d’autant que nous avions décidé de prendre une voiturette pour économiser le pied de ma mère... donc l’aspect porteur semblait superfétatoire).
Et au global je dois dire que je fus agréablement surpris. Le principal élément de surprise fut les locaux : ultra-sympathique. Agréables, prévenants, visiblement sans se forcer. Ceci enlève beaucoup de la distance résultant du niveau de vie. Il n’en reste pas moins un sentiment quasi-coupable, mais finalement ceci leur fournit des ressources financières et fait vivre une partie non négligeable de l’île alors pourquoi pas.
Le golf fut parmi ces expériences aux antipodes de ce que j’attendais. En guise de porteur, nous avions un joueur de golf expérimenté (handicap 8) toujours de bonne humeur et dont les conseils étaient tout bonnement extraordinaires, bref un vrai caddy comme en ont les pros. Sur mon second parcours j’ai joué 83, ce qui aurait simplement été impossible sans ses conseils... surtout sur les greens.
À l’hôtel, un personnel (estimé et confirmé) autour de 500 personnes, soit environ 1 personne pour 2 clients, cherchait constamment à se rendre utile. Les attentions qu’ils avaient pour fiston (et pour les autres enfants) étaient clairement naturelles et représentaient un élément non-négligeable dans l’agrément général.
Ah oui, pour les curieux nous étions au Beaches Boscobel (à Ocho Rios). Relativement sympa, peu imposant (pas plus de 3 étages) considérant l’immense capacité d’hébergement. Le buffet était surprenamment bon, avec une grande variété de plats se répétant assez peu. Personnellement j’ai toujours un peu de mal avec les buffets à volonté ; les assiettes de certains donnent simplement mal au cœur. En fait toutes ces effusions gastronomiques obligent à se restreindre ce qui paradoxalement laisse un arrière-goût amer à chaque repas. À cela s’ajoutaient 4 restaurants à thèmes qui valaient également le détour (bien que parfois avec une décoration franchement kitsch)
Pour ce qui est des autres installations c’était assez variable. La plage était relativement petite de part la configuration géographique, limitant de ce fait la disponibilité de chaises longues (L’approvisionnement en chaise longue étant une des principales sources de stress chez le vacancier, c’est bien connu).
Le matériel de plage était décevant : 3 hobby cats ayant plus que vécu leur vie, une unique planche à voile... la planche était intéressante mais l’unique voile de 3.5m2 sonnait comme un affront. J’aurais volontiers du petit 25 noeuds de vent qui nous fut donné, mais autant utiliser un T-shirt XL en guise de voile (et visiblement ils ne m’auraient pas laissé sortir... drapeau rouge...)
Des terrains de tennis ayant plutôt mal vieillis et du matériel (raquettes et balles) de piètre qualité. Visiblement tout ceci visait à faire découvrir sports et activités aux novices, notamment enfants, mais pouvait difficilement servir pour des utilisateurs confirmés.
Les piscines ne laissaient pas sur leur faim bien qu’un peu fraiches. Le parc aquatique avec des glissades d’eau et autres trucs avaient de quoi occuper des enfants pendant des journées entières.
Enfin les activités de fin de journée, sur une scène attenante à la piscine principale, s’adressaient aussi aux enfants (Sesame Street et autres).
Au gros total, nous étions vraiment dans une place pour enfants. En regardant les critiques sur tripadvisor et autres (et même mes critiques), les gens qui n’avaient pas aimé du tout s’étaient simplement trompé de cible. Pour une famille qui veut faire plaisir à ses enfants, c’est la place. Pour des adultes qui veulent des activités (sportives et autres), passez votre chemin. Dans notre cas, nous visions surtout un séjour familial que pour ma part je pourrais agrémenter de golf, ce qui fut très satisfaisant.
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Je demeure tout de même très circonspect devant le concept du tout inclus : bouffe, boissons (alcool compris), serviettes de plages, tout est à volonté. Est-ce vraiment cela que ça prend pour nous satisfaire ? Dans la mesure où nous, société occidentale, devrions nous serrer la ceinture plus qu’autre chose, est-il vraiment convenable de faire de ce genre de place le zénith de notre existence ? Notre vie quotidienne est-elle si triste pour que ça prenne de tels extrêmes pour nous en sortir ? Voilà un autre goût amer qui demeure
De plus les villas et resorts entourés de murs, de barbelés et protégés à l’entrée par un service de sécurité quasi-militaire par endroit rappellent qu’on ne vit pas non plus au pays de la concorde totale.
À cela s’ajoute les nombreuses constructions, visiblement à vocation touristique étant donné leur gigantisme, abandonnées en cours de construction ou après utilisation, rongées par la nature, surement suite à un effondrement temporaire de l’industrie touristique. L’ensemble du paysage est durablement transformé par l’empreinte touristique, surement plus qu’il pourrait l’être par l’industrie minière et s’attaquant à l’intégralité du patrimoine écologique et esthétique de l’île.

Un ami a eu la brillante idée de m’offrir une BD au titre évocateur de "mon petit nombril" (titre qui pourrait seoir à n’importe quel blogue) dont le sujet central est... un nombril. Enfin plus précisément la petite vie nombrilesque d’une famille composé d’un homme humain, d’une femme humaine, d’un enfant humain en bas âge et d’un chat de genre indéterminé.
Et au gré des pages on peut se dire "ouf, nous sommes finalement d’une normalité affligeante". Car quoi de plus stressant que de ne pas être normal et ainsi risquer de finir au ban de la société, rejeté de tous.
Bref, la chat qui vomit partout, l’enfant qui dit non tout en voulant une banane, le père qui essaie de caser deux minutes de jeux vidéos pendant que sa femme va s’occuper de la progéniture et la dite femme qui regarde tout ceci d’un air circonspect, tout ceci est normal. Souvent répugnant, parfois condamnable, toujours navrant, l’avantage étant que sous forme de BD, on peut en rire.

Ainsi, un exemple par exemple : la planche dont est issue l’extrait ci-dessus relate le cas vécu personnellement ô combien de fois du père devant s’occuper *seul* de sa progéniture pendant que Femme sort. Bien souvent, je me trouve à court de cartouches et lessivé au bout de 15/20 minutes. C’est qu’un enfant souffre d’un "short span attention disorder" chronique aigu alors passer plus de 35 secondes sur une même activité relève de l’exploit.
Comme pour toute œuvre artistique d’envergure, toute la puissance réside dans les détails. Ainsi, le train présenté dans la case supérieur et qui hurle "Monte à bord du train des animaux, tout le monde à booord !!!!", devinez quoi, ON L’A !!! Enfin on l’avait jusqu’à ce que Femme le vende 3 kopeks sur Kijiji, provoquant au passage une crise nationale de Monsieur, nécessitant l’intervention de l’OTAN.
Bref à lire pour tout parent, surtout de sexe masculin, persuadé d’être mauvais, ingrat, anormal et détestable. Bon, l’aspect négatif de la chose, c’est que si vous ne vous reconnaissez pas là-dedans, vous êtes vraiment, objectivement anormal et probablement irrécupérable.
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Ah oui, et pour ceux qui deviendraient accrocs l’auteur, Pascal Colpron, publie de ses planches sur un blogue, Mon petit nombril, qu’il me semble tout à faire incroyable de n’être jamais tombé dessus avant. Comme je me le dis à chaque fois : tant de blogues et si peu de temps.

Comme tous les ans à la même époque, c’est le moment d’un petit bilan. Je relis celui de l’année passée et évidemment j’étais à coté de la plaque :) J’y parle de choix difficiles, mais je souhaitais une année de consolidation et de stabilisation. Surement que je n’osais pas l’écrire car cela me semblait inespéré. Pourtant c’est cela qui c’est produit. Pas une année calme pour autant, mais une année sans changement majeur. Femme et moi évoquions avant-hier que c’était la première année depuis bien longtemps sans déménagement, sans changement de statut majeur, sans naissance... sans tout ce qui est si fréquent dans une vie de jeune couple en fait. Bref, peut-être ne sommes-nous plus un jeune couple !
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Avec Monsieur, l’année 2009 fut incroyablement agréable et enrichissante, surtout comparé à nos premiers mois ensemble. C’est seulement dépassé ses 7 mois (et même ses 10 mois) que nous avons commencé à éprouver le plaisir d’être parent. Je comprends maintenant l’émerveillement d’être parent : ce n’est pas le fait de le voir marcher ou parler dans l’absolu. C’est le fait que la veille, il ne le faisait pas.
Un progression fulgurante pour lui, cela va se soit, mais une stabilisation pour nous, dans notre rôle de parent, dans la compréhension de ce qu’il attend de nous, de ce que nous attendons de nous-mêmes dans ce rôle. Rien n’est parfait à cet égard. Mais pas catastrophique non plus. Quelques pertes de sang-froid que je regrette de ma part, encore beaucoup de travail à faire de ce coté, pas juste envers Monsieur. Du coté clair, son développement nous conforte dans notre approche de vie avec lui. Non pas que cette approche soit responsable de ce caractère formidable qui est le sien, mais au moins cela ne semble pas nuire !

On ne peut guère souhaiter autre chose que de pouvoir poursuivre tous ensemble ce cheminement que nous avons entamé et qu’il sera aussi heureux que l’année écoulée. Ce ne sera surement pas facile. Parait-il qu’avec le développement de la personnalité, les oppositions sont plus fréquentes. La période du "non" est déjà bien entamée chez lui, espérons qu’il ne nous fera pas devenir chèvre. Ceci dit, je pense être capable d’échanger une meilleure expression de ses besoins contre quelques non supplémentaires !
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Niveau professionnel, ce fut également une stabilité inespérée mais pourtant prévisible. Je suis est au beau milieu d’un processus d’intégration entre 2 entreprises, de nombreux chambardement mais qui n’ont pas affecté mon équipe. Ceci dit, je n’y couperai pas en 2010 et comme dans tout bon mariage, ce sera pour le meilleur et pour le pire !
Bonne stabilité dans l’équipe, une équipe qui travaille de mieux en mieux, une confiance de plus en plus solide envers le monde. Là aussi, il me semble que c’est trop beau, trop stable pour durer. Quelques brèches dans l’édifice sont apparues au cours des entretiens de fin de d’année et je n’ai pas forcément de solution en tête pour les colmater. C’est de ce coté que j’ai le plus de crainte, probablement car c’est l’aspect qui me plait le plus.
Évidemment ce n’est pas pour autant que je me suis tourné les pouces en 2009 : certains projets qui étaient sur les tablettes depuis des siècles ont fini par se concrétiser. Mon rôle aussi qui s’affirme et m’amène à côtoyer de plus en plus de monde, et des bonnes surprises comme ce projet qui m’a envoyé 2 semaines à Milan. Bien dommage que ce genre d’opportunité ne se soit pas présenté plus tôt dans mon cursus car j’aurais pu en profiter encore plus longtemps. Mais je ne me plaindrais pas.

Je suis également content de voir que je progresse dans ce que je vois. La majeure partie de mes évaluations de fin d’année furent généralement assez longues car j’avais des choses à discuter et de ces échanges sont ressorties de nombreuses pistes de travail intéressantes. J’ai l’impression de percevoir plus de choses... j’espère juste ne pas me leurrer moi-même en croyant cela !
Toujours est-il qu’au niveau professionnel, l’année 2010 a débuté par un coup de tonnerre, un départ crucial, parfois évoqué mais jamais vraiment envisagé aussi tôt. Présage que l’année sera mouvementée ? Peut-être. Les conséquences possibles de tout ceci sont encore bien floues... pour le coup je suis presque impatient de relire tout ceci avec un an de recul en sachant tout ce qui aura découlé de cet événement.
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Le chapitre flou des miscellanées de la vie est sûrement le plus décevant. Beaucoup de choses, comme un retour de l’intérêt pour la philosophie mais le constat que bien des textes qui m’intéressent sont quasi-inaccessibles. Une impression aussi qu’une bonne partie de mes lectures, celle qui me parlent, ne font pourtant que me glisser dessus. Pas moyen de les assimiler, ni d’en faire un tout qui me sied. Mes tentatives de structurer l’information sont vaines et infructueuses. Surtout frustrantes. J’ai l’impression d’avoir un trésor à portée de main, mais tout se passe comme dans ces cauchemars où il est nécessaire de voir quelque chose mais qu’il est impossible d’ouvrir les yeux.
Au cours de l’année, j’ai eu l’impression qu’avoir repris l’aïkido m’aiderait justement à ouvrir les yeux, à améliorer une certaine perception des choses, mais là aussi je me frotte à la réalité : les perceptions que l’on a, principalement de soi-même, ne changent pas d’un instant à l’autre. Et quand j’entends des aikidokas avec près de 10 ans de pratique dire qu’ils cherchent encore à comprendre... ce qu’ils doivent comprendre, je me dis que je ne suis pas au bout de mes peines.
En attendant de pouvoir assouvir mes rêves en terme de créativité (c’est mon petit secret, j’aimerais peindre mais je n’en ai pas la force pour le moment), je me suis remis au développement. C’est ma manière de créer. Une manière peu couteuse, facile d’accès, que l’on peut faire à la pièce : 20 minutes ici, 1 heure là, etc. Probablement que j’aurai l’occasion de montrer le produit de ces lignes de code ici-même.

Le principal problème qui demeure, depuis des années, est celui des amis. Celui des vieux amis, où comme chaque année j’ai pris la décision d’abandonner d’entretenir certaines relation complètement unidirectionnelles. Comme à chaque fois je ne m’y tiendrai pas parce qu’il est ridicule de s’écrier comme dans une cour d’école "tu n’es plus mon ami". Dose de frustration cependant car je goute mal une relation épisodique et superficielle avec du monde dont j’ai été très proche.
Des vieux amis, d’autres, retrouvés (merci Facebook, j’ai fini par m’inscrire finalement même si concept m’horripile), qui certes ne redeviendrons pas des proches mais avec qui je suis heureux de pouvoir échanger après plusieurs années de trou (et presque moins artificiellement que ceux cités dans le paragraphe précédent...).
Les nouveaux amis enfin, ceux qui manquent à l’appel, ce que je n’arrive pas à me faire. Quelques relations, ici et là, mais pas de réseau d’amis réel. Je pourrais blâmer fiston qui prend trop de temps mais j’étais dans la même situation avant lui. Je suis difficile dans le choix de mes amis (le fait de "choisir" est déjà un signe), et par défaut je suis distant et chiant ce qui n’aide jamais. Et aussi parce que mes amis, j’ai besoin de les voir tous les jours ou presque, très demandant ! En fait, parfois je me demande si j’en suis encore capable.
Récemment je repensais à mon adolescence où j’étais incapable de sortir avec des filles. Avec le recul, je constate simplement que je n’avais jamais saisi, sans même les voir en fait, des perches que m’avaient tendues plusieurs demoiselles. Parfois un flash me reviens et je me souviens d’unetelle dont je n’ai pas perçu les signes ou d’une autre. Avec les années, peut-être que j’affabule, mais dans bien des cas je me dis que j’ai juste saboté des occasions. J’ai un peu l’impression de revivre ça avec mes relations amicales. Toujours incapable d’attraper les perches tendues, et les relations avortées qui s’empilent depuis que je vis à Montréal. Je peux assurément dire que les occasions n’ont pas manqué pourtant. Then what ?
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Plusieurs sujets à travailler pour 2010 et après. Travailler au sens de prendre conscience à chaque instant plutôt qu’au sens de faire un effort direct et souvent trop ponctuel.
Récemment, suite à une discussion autour de l’aïkido, j’ai fait porté une attention au contact de mes pieds sur le sol tandis que je marche dans la rue. Clairement je marche sur l’extérieur du pied. Ça ne prend pas grand-chose pour corriger cet état de fait et ainsi avoir un équilibre nettement supérieur. En fait, ça prend juste d’en prendre conscience ! Prendre conscience du sol à chaque pas, gros défi non ?

Dernièrement, j’ai entendu une opinion assez hautaine des gens qui lisent des "mangas" alors qu’ils sont adultes. Comme quoi c’est quelque chose de vraiment immature.
Ça m’amène à réfléchir parce qu’au fond, c’est quoi, être mature ?
J’aime bien certains mangas, j’aime bien Harry Potter. Tout comme des millions d’adultes à travers le monde. J’y retrouve des thèmes de roman d’apprentissage. De l’humour. De l’action. Du fantastique. Des images esthétiques.
En quoi est-il plus immature de s’intéresser à ce type de matériel qu’à d’autres ? En quoi Avatar, Sex in the City, Millenium, ..., sont-ils plus matures ? Je ne trouve pas de réponse satisfaisante...
À la limite, tout loisir est immature, alors. Toute évasion dans un univers hors réalité relève un peu, en quelque sorte, des plaisirs propres au jeu et à l’enfance.
Ah et puis au fond, c’est peut-être une bonne chose, que de cultiver son coeur d’enfant.
"Le jeu est une action ou une activité volontaire, accomplie dans certaines limites fixées de temps et de lieu, suivant une règle librement consentie, mais complètement impérieuse, pourvue d’une fin en soi, accompagnée d’un sentiment de tension et de joie, et d’une conscience d’être autrement que dans la vie courante."Johan Huizinga, Homo Ludens
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