Un ami a eu la brillante idée de m’offrir une BD au titre évocateur de "mon petit nombril" (titre qui pourrait seoir à n’importe quel blogue) dont le sujet central est... un nombril. Enfin plus précisément la petite vie nombrilesque d’une famille composé d’un homme humain, d’une femme humaine, d’un enfant humain en bas âge et d’un chat de genre indéterminé.
Et au gré des pages on peut se dire "ouf, nous sommes finalement d’une normalité affligeante". Car quoi de plus stressant que de ne pas être normal et ainsi risquer de finir au ban de la société, rejeté de tous.
Bref, la chat qui vomit partout, l’enfant qui dit non tout en voulant une banane, le père qui essaie de caser deux minutes de jeux vidéos pendant que sa femme va s’occuper de la progéniture et la dite femme qui regarde tout ceci d’un air circonspect, tout ceci est normal. Souvent répugnant, parfois condamnable, toujours navrant, l’avantage étant que sous forme de BD, on peut en rire.

Ainsi, un exemple par exemple : la planche dont est issue l’extrait ci-dessus relate le cas vécu personnellement ô combien de fois du père devant s’occuper *seul* de sa progéniture pendant que Femme sort. Bien souvent, je me trouve à court de cartouches et lessivé au bout de 15/20 minutes. C’est qu’un enfant souffre d’un "short span attention disorder" chronique aigu alors passer plus de 35 secondes sur une même activité relève de l’exploit.
Comme pour toute œuvre artistique d’envergure, toute la puissance réside dans les détails. Ainsi, le train présenté dans la case supérieur et qui hurle "Monte à bord du train des animaux, tout le monde à booord !!!!", devinez quoi, ON L’A !!! Enfin on l’avait jusqu’à ce que Femme le vende 3 kopeks sur Kijiji, provoquant au passage une crise nationale de Monsieur, nécessitant l’intervention de l’OTAN.
Bref à lire pour tout parent, surtout de sexe masculin, persuadé d’être mauvais, ingrat, anormal et détestable. Bon, l’aspect négatif de la chose, c’est que si vous ne vous reconnaissez pas là-dedans, vous êtes vraiment, objectivement anormal et probablement irrécupérable.
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Ah oui, et pour ceux qui deviendraient accrocs l’auteur, Pascal Colpron, publie de ses planches sur un blogue, Mon petit nombril, qu’il me semble tout à faire incroyable de n’être jamais tombé dessus avant. Comme je me le dis à chaque fois : tant de blogues et si peu de temps.

Comme tous les ans à la même époque, c’est le moment d’un petit bilan. Je relis celui de l’année passée et évidemment j’étais à coté de la plaque :) J’y parle de choix difficiles, mais je souhaitais une année de consolidation et de stabilisation. Surement que je n’osais pas l’écrire car cela me semblait inespéré. Pourtant c’est cela qui c’est produit. Pas une année calme pour autant, mais une année sans changement majeur. Femme et moi évoquions avant-hier que c’était la première année depuis bien longtemps sans déménagement, sans changement de statut majeur, sans naissance... sans tout ce qui est si fréquent dans une vie de jeune couple en fait. Bref, peut-être ne sommes-nous plus un jeune couple !
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Avec Monsieur, l’année 2009 fut incroyablement agréable et enrichissante, surtout comparé à nos premiers mois ensemble. C’est seulement dépassé ses 7 mois (et même ses 10 mois) que nous avons commencé à éprouver le plaisir d’être parent. Je comprends maintenant l’émerveillement d’être parent : ce n’est pas le fait de le voir marcher ou parler dans l’absolu. C’est le fait que la veille, il ne le faisait pas.
Un progression fulgurante pour lui, cela va se soit, mais une stabilisation pour nous, dans notre rôle de parent, dans la compréhension de ce qu’il attend de nous, de ce que nous attendons de nous-mêmes dans ce rôle. Rien n’est parfait à cet égard. Mais pas catastrophique non plus. Quelques pertes de sang-froid que je regrette de ma part, encore beaucoup de travail à faire de ce coté, pas juste envers Monsieur. Du coté clair, son développement nous conforte dans notre approche de vie avec lui. Non pas que cette approche soit responsable de ce caractère formidable qui est le sien, mais au moins cela ne semble pas nuire !

On ne peut guère souhaiter autre chose que de pouvoir poursuivre tous ensemble ce cheminement que nous avons entamé et qu’il sera aussi heureux que l’année écoulée. Ce ne sera surement pas facile. Parait-il qu’avec le développement de la personnalité, les oppositions sont plus fréquentes. La période du "non" est déjà bien entamée chez lui, espérons qu’il ne nous fera pas devenir chèvre. Ceci dit, je pense être capable d’échanger une meilleure expression de ses besoins contre quelques non supplémentaires !
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Niveau professionnel, ce fut également une stabilité inespérée mais pourtant prévisible. Je suis est au beau milieu d’un processus d’intégration entre 2 entreprises, de nombreux chambardement mais qui n’ont pas affecté mon équipe. Ceci dit, je n’y couperai pas en 2010 et comme dans tout bon mariage, ce sera pour le meilleur et pour le pire !
Bonne stabilité dans l’équipe, une équipe qui travaille de mieux en mieux, une confiance de plus en plus solide envers le monde. Là aussi, il me semble que c’est trop beau, trop stable pour durer. Quelques brèches dans l’édifice sont apparues au cours des entretiens de fin de d’année et je n’ai pas forcément de solution en tête pour les colmater. C’est de ce coté que j’ai le plus de crainte, probablement car c’est l’aspect qui me plait le plus.
Évidemment ce n’est pas pour autant que je me suis tourné les pouces en 2009 : certains projets qui étaient sur les tablettes depuis des siècles ont fini par se concrétiser. Mon rôle aussi qui s’affirme et m’amène à côtoyer de plus en plus de monde, et des bonnes surprises comme ce projet qui m’a envoyé 2 semaines à Milan. Bien dommage que ce genre d’opportunité ne se soit pas présenté plus tôt dans mon cursus car j’aurais pu en profiter encore plus longtemps. Mais je ne me plaindrais pas.

Je suis également content de voir que je progresse dans ce que je vois. La majeure partie de mes évaluations de fin d’année furent généralement assez longues car j’avais des choses à discuter et de ces échanges sont ressorties de nombreuses pistes de travail intéressantes. J’ai l’impression de percevoir plus de choses... j’espère juste ne pas me leurrer moi-même en croyant cela !
Toujours est-il qu’au niveau professionnel, l’année 2010 a débuté par un coup de tonnerre, un départ crucial, parfois évoqué mais jamais vraiment envisagé aussi tôt. Présage que l’année sera mouvementée ? Peut-être. Les conséquences possibles de tout ceci sont encore bien floues... pour le coup je suis presque impatient de relire tout ceci avec un an de recul en sachant tout ce qui aura découlé de cet événement.
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Le chapitre flou des miscellanées de la vie est sûrement le plus décevant. Beaucoup de choses, comme un retour de l’intérêt pour la philosophie mais le constat que bien des textes qui m’intéressent sont quasi-inaccessibles. Une impression aussi qu’une bonne partie de mes lectures, celle qui me parlent, ne font pourtant que me glisser dessus. Pas moyen de les assimiler, ni d’en faire un tout qui me sied. Mes tentatives de structurer l’information sont vaines et infructueuses. Surtout frustrantes. J’ai l’impression d’avoir un trésor à portée de main, mais tout se passe comme dans ces cauchemars où il est nécessaire de voir quelque chose mais qu’il est impossible d’ouvrir les yeux.
Au cours de l’année, j’ai eu l’impression qu’avoir repris l’aïkido m’aiderait justement à ouvrir les yeux, à améliorer une certaine perception des choses, mais là aussi je me frotte à la réalité : les perceptions que l’on a, principalement de soi-même, ne changent pas d’un instant à l’autre. Et quand j’entends des aikidokas avec près de 10 ans de pratique dire qu’ils cherchent encore à comprendre... ce qu’ils doivent comprendre, je me dis que je ne suis pas au bout de mes peines.
En attendant de pouvoir assouvir mes rêves en terme de créativité (c’est mon petit secret, j’aimerais peindre mais je n’en ai pas la force pour le moment), je me suis remis au développement. C’est ma manière de créer. Une manière peu couteuse, facile d’accès, que l’on peut faire à la pièce : 20 minutes ici, 1 heure là, etc. Probablement que j’aurai l’occasion de montrer le produit de ces lignes de code ici-même.

Le principal problème qui demeure, depuis des années, est celui des amis. Celui des vieux amis, où comme chaque année j’ai pris la décision d’abandonner d’entretenir certaines relation complètement unidirectionnelles. Comme à chaque fois je ne m’y tiendrai pas parce qu’il est ridicule de s’écrier comme dans une cour d’école "tu n’es plus mon ami". Dose de frustration cependant car je goute mal une relation épisodique et superficielle avec du monde dont j’ai été très proche.
Des vieux amis, d’autres, retrouvés (merci Facebook, j’ai fini par m’inscrire finalement même si concept m’horripile), qui certes ne redeviendrons pas des proches mais avec qui je suis heureux de pouvoir échanger après plusieurs années de trou (et presque moins artificiellement que ceux cités dans le paragraphe précédent...).
Les nouveaux amis enfin, ceux qui manquent à l’appel, ce que je n’arrive pas à me faire. Quelques relations, ici et là, mais pas de réseau d’amis réel. Je pourrais blâmer fiston qui prend trop de temps mais j’étais dans la même situation avant lui. Je suis difficile dans le choix de mes amis (le fait de "choisir" est déjà un signe), et par défaut je suis distant et chiant ce qui n’aide jamais. Et aussi parce que mes amis, j’ai besoin de les voir tous les jours ou presque, très demandant ! En fait, parfois je me demande si j’en suis encore capable.
Récemment je repensais à mon adolescence où j’étais incapable de sortir avec des filles. Avec le recul, je constate simplement que je n’avais jamais saisi, sans même les voir en fait, des perches que m’avaient tendues plusieurs demoiselles. Parfois un flash me reviens et je me souviens d’unetelle dont je n’ai pas perçu les signes ou d’une autre. Avec les années, peut-être que j’affabule, mais dans bien des cas je me dis que j’ai juste saboté des occasions. J’ai un peu l’impression de revivre ça avec mes relations amicales. Toujours incapable d’attraper les perches tendues, et les relations avortées qui s’empilent depuis que je vis à Montréal. Je peux assurément dire que les occasions n’ont pas manqué pourtant. Then what ?
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Plusieurs sujets à travailler pour 2010 et après. Travailler au sens de prendre conscience à chaque instant plutôt qu’au sens de faire un effort direct et souvent trop ponctuel.
Récemment, suite à une discussion autour de l’aïkido, j’ai fait porté une attention au contact de mes pieds sur le sol tandis que je marche dans la rue. Clairement je marche sur l’extérieur du pied. Ça ne prend pas grand-chose pour corriger cet état de fait et ainsi avoir un équilibre nettement supérieur. En fait, ça prend juste d’en prendre conscience ! Prendre conscience du sol à chaque pas, gros défi non ?

Dernièrement, j’ai entendu une opinion assez hautaine des gens qui lisent des "mangas" alors qu’ils sont adultes. Comme quoi c’est quelque chose de vraiment immature.
Ça m’amène à réfléchir parce qu’au fond, c’est quoi, être mature ?
J’aime bien certains mangas, j’aime bien Harry Potter. Tout comme des millions d’adultes à travers le monde. J’y retrouve des thèmes de roman d’apprentissage. De l’humour. De l’action. Du fantastique. Des images esthétiques.
En quoi est-il plus immature de s’intéresser à ce type de matériel qu’à d’autres ? En quoi Avatar, Sex in the City, Millenium, ..., sont-ils plus matures ? Je ne trouve pas de réponse satisfaisante...
À la limite, tout loisir est immature, alors. Toute évasion dans un univers hors réalité relève un peu, en quelque sorte, des plaisirs propres au jeu et à l’enfance.
Ah et puis au fond, c’est peut-être une bonne chose, que de cultiver son coeur d’enfant.
"Le jeu est une action ou une activité volontaire, accomplie dans certaines limites fixées de temps et de lieu, suivant une règle librement consentie, mais complètement impérieuse, pourvue d’une fin en soi, accompagnée d’un sentiment de tension et de joie, et d’une conscience d’être autrement que dans la vie courante."Johan Huizinga, Homo Ludens

Rapport précédents :
28 Décembre 2008
28 mars 2009
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0h20 : Monsieur se réveille, Femme ne bouge pas.
0h30 : Monsieur hurle. Je file un coup de pied à Femme en lui demandant pourquoi elle ne se lève pas.
0h31 : Femme finit par se lever en marmonnant qu’elle se rendormait. Allaitement
0h46 : Fin d’allaitement, Femme revient au lit. De son lit Monsieur hurle "Maman". C’est là que j’entre en scène. Je le regarde dans les yeux en lui disant que c’est l’heure de faire dodo. Je le caresse, il me repousse amicalement la main. il finit par se calmer en restant assis dans son lit. Mon travail est fait.
0h49 : Retour au lit. Dodo
7h50 : Réveil par Monsieur, il parle et joue dans son lit.
8h08 : Femme se lève - allaitement.
8h18 : Fin d’allaitement. Monsieur se fait changer et habiller par Femme.
8h20 : Monsieur accompagne Femme aux toilettes et l’empêche de fermer la porte.
8h21 : Monsieur vient me voir dans le lit, je me lève aussi du coup.
8h23 : Pipi avec Monsieur qui veut sortir de la salle de bain.
8h25 : Ordi. Le temps de merde ne sera pas si pire. Pluie verglaçante et pluie sur la neige, ce n’est pas super non plus.
8h32 : Monsieur joue, ses parents décident de se bouger pour aller chez de Gascogne pour le petit-dej. On achètera aussi des croissants pour le brunch à 11h30.
8h42 : Habillage de Monsieur. Femme va mettre ses crampons pour sortir. Avec Monsieur en sac à dos, une chute ne serait pas la bienvenue.
8h49 : Je sors la poubelle et range des affaires dans le cagibi du balcon. Le temps est vraiment dégueu et le sol vicieux.
8h51 : Départ avec parapluie.
9h02 : Arrivée chez de Gascogne. 2 pains au chocolat pour nous et 1 croissant pour Monsieur. Ce dernier a l’air plus qu’intéressé.
9h21 : Refill : 2 croissants supplémentaires pour nous, le brunch de 11h30 est encore dans longtemps.
9h32 : Femme s’emmerde pendant que je fais mon rapport
9h38 : Monsieur a terminé son croissant. Il nous a fait l’économie de gerber son croissant cette fois, mais tout est encore possible.
9h39 : La populace débarque, il est temps de partir
9h44 : on s’arrache, Monsieur sur le dos de Femme.
9h50 : Arrivée au stationnement Communauto. La notre est une des seules à ne pas être protégée des éléments et à ne pas avoir déjà servi dans la journée. Il faut donc enlever quelques kilos de glace sur le pare-brise. Heureusement la pluie a fait son travail d’érosion de la glace.
9h57 : Monsieur est installé dans le siège auto mal attaché de la communauto, nous pouvous pas partir.
9h59 : Maison... On avait oublié de verrouiller la porte.
10h : Je retourne à la voiture fixer correctement le siège auto. Comment des gens peuvent-ils sérieusement mettre un enfant dans un siège aussi stable qu’une pièce d’un sou posé sur son tranchant ?
10h06 : J’enlève encore quelques kilos de glace pilée du toit de la voiture que je n’avais pas viré plus tôt dans l’empressement.
10h09 : Monsieur me souhaite bienvenue quand je rentre. Il tient en main un tube de gel nasal décongestionnant. Visiblement il a vidé le tiroir des médicaments. Que fait la police ?
10h10 : Grosse affaire post-petit-dej. Monsieur frappe quelques fois a la porte de la salle de bain en disant "papa papa", puis s’en va en courant.
10h18 : Ordi. Monsieur joue seul derrière nous en faisant des "Maman", des "Papa" et des "Non non non".
10h36 : Femme range l’appart, Monsieur joue seul.
10h39 : En fait Monsieur a vidé le contenu de sa table à langer : couches (propres), serviettes et autres linges gisent au sol. Il a mis la main sur un mouchoir dans lequel il se mouche à répétition.
10h41 : Monsieur veut que ses parents geek lâchent leurs ordinateurs respectifs. Femme joue avec lui. Discussion sur le meilleur moment pour partir et quel enchainement suivre pour partir.
10h45 : Shooting photo pour continuer le montage "Monsieur Evolution" que l’on fait depuis sa naissance. Changeage de couche au passage, soyons pragmatique.
10h52 : Récupération des photos du shooting. Vivement que tous les appareils disposent d’une connexion bluetooth ou wifi.
10h54 : Monsieur s’enferme dans sa chambre. Surement a-t-il l’intention d’y commettre un autre méfait.
10h57 : Après avoir été expulsé de sa chambre (le fait d’ouvrir la porte fut suffisant), Monsieur grimpe sur le pauvre chat qui n’a rien demandé à personne.
10h59 : Allaitement pré-départ. Glandouillage internet sur les vertues du Javascript pendant ce temps.
11h10 : Par acquis de conscience et trouvant l’allaitement très "silencieux", je vais voir dans la chambre pour trouver Monsieur qui s’est endormi au sein. Nous serons en retard au brunch...
11h12 : Monsieur est au lit. Au minimum 30 minutes à tuer. Mais c’est peut-être mieux ainsi plutôt que de l’amener là-bas complètement crevé.
11h15 : Reprise des hostilités Javascript.
11h18 : Un chat vicieux vient réclamer son quota de caresses sur mes genoux.
11h29 : Debugging de script. Ça marche presque du premier coup...
11h36 : Ça marche ! À chaque fois que je fais un peu de code, je suis impressionné du nombre de choses qu’on peut faire en quelques lignes ! J’en profite pour virer le chat de mes genoux. Je vais faire un peu de clean dans le code.
11h43 : Fait exceptionnel, nous allons interrompre une sieste sacrée de Monsieur. Femme entreprend de le réveiller. Habituellement il n’aime pas trop se faire réveiller. Remarquez, qui aime ça ?
11h45 : On va arrêter là pour le code. Petit allaitement de réveil pour Monsieur.
11h53 : Time to go. Monsieur est habillé et d’assez bonne humeur pour quelqu’un qui vient de se faire sortir d’une sieste.
12h09 : Arrivée à destination.
12h15 : Nous sommes les derniers arrivés comme de bien entendu. En plus des hôtes, on retrouve les expatriés à Ottawa et l’ami avocat. Monsieur est impressionné et préfère rester proche de Femme.
12h24 : Nous passons à table. Brunch communautaire ou chacun amenait un bout. Tout est très bon.
13h06 : Monsieur fait l’animation : assis au sol dans le salon, il fait toutes sortes d’onomatopées en lisant ses livres. L’audience est sous le charme et lui se dégène rapidement.
13h15 : Monsieur fait ami avec l’hôte, puis avec l’expatriée d’Ottawa. Mais il montre rapidement que c’est lui qui décide comment les choses doivent se dérouler.
13h22 : Crisette : On veut Maman et on fait le signe du lait. Fatigue ? Faim ? Trop de stimulation ? Allaitement.
13h34 : Fin de l’allaitement, visiblement il a été interrompu et aurait voulu que ça continue. Il retourne au milieu du monde de bonne grâce cependant.
13h43 : Monsieur joue un peu avec tout le monde tout en conservant une distance de sécurité.
13h53 : La discussion vire aux sujets médicaux, forcément. Mais pas longtemps par chance. Monsieur montre l’étendue de son langage et montre son ventre à qui veut voir.
14h01 : Monsieur profite que j’écris quelques éléments du présent rapport sur mon blackberry pour me le subtiliser.
14h14 : La situation empire. Clairement quelque chose ne lui va pas. Malgré la sieste récente, nous penchons pour la fatigue et décidons de retraiter.
14h21 : Départ, comme toujours un peu précipité. On abandonne l’idée de faire les courses sur le retour, Monsieur dit "dodo" à répétition, mot dont il semble avoir compris le sens récemment.
14h25 : En voiture. Monsieur est très tolérant, il fait ses onomatopées de bonne humeur.
14h34 : Arrivé à destination.
14h36 : Youppi, la pelle que j’ai demandé à la coproprio est là. Il sera désormais possible de déneiger facilement l’entrée avec une bonne pelle en métal.
14h38 : Monsieur semble très pressé d’avoir son lait. Visiblement il demeure frustré de l’allaitement précédent. Les paris vont également bon train sur un endormissement durant l’ouvrage.
14h51 : Fin de l’allaitement. Monsieur fait toutes sortes de bruits d’un enfant qui clairement n’est pas endormi. Ce n’était donc pas la fatigue... peut-être simplement trop de stimulation... ou la faim.
14h55 : Décision est prise de lui proposer à manger. Il n’a rien mangé pendant le brunch.
14h59 : Monsieur a profité de quelques instants d’inattention et de calme pour placer un truc puant dans sa couche. Il prend ses jambes à son cou quand on lui parle de le changer.
15h05 : Nous avons eu gain de cause ; une nouvelle couche est installée.
15h06 : Nous lui proposons à manger mais rien parmi des pâtes, du fromage et des raisins ne l’intéresse.
15h12 : Sortie de table, les parents, en grignotant 3 raisins ont plus mangé que l’enfant. C’est la life.
15h13 : Coup de barre généralisé des parents. Nous rassemblons toutes nos forces pour aller faire les courses. Monsieur joue seul dans le salon.
15h17 : Après avoir rassemblé nos forces pendant 4 minutes nous nous mettons en mouvement.
15h20 : Monsieur se fait habiller. Très gentiment, il nous donne son tigre chéri comme il ne peut pas les prendre en voiture. Du fait des températures douces (autour de zéro), il est habillé légèrement, comme durant l’automne. Quelques degrés de plus et on le sortirai en t-shirt !
15h22 : Un colocataire insiste pour ramener devant chez nous un siège auto laissé dans l’entrée. Je le ramène encore dans l’entrée.
15h23 : En voiture !
15h33 : Arrivée à destination pour notre Loblaws mensuel.
15h38 : Monsieur dit "la-haut" en pointant le plafond. Il aime l’éclairage puissant et l’enchevêtrement métallique de cette usine reconvertie en supermarché.
15h39 : Monsieur prend plaisir à être dans son caddie. Il regarde toute cette agitation et pointe les gens sans se sentir menacé par tout ce monde vaquant à ses occupations. Je joue avec lui : je pousse le caddie en poussant ses mains.
15h55 : Nous pestons contre le manque de choix disponible. Pour bien des choses, nous avons plus de choix dans notre fruiterie qui est 10 fois plus petite...
16h05 : Monsieur attaque le plastique d’un sac de pita. Je finis par comprendre qu’il veut en manger. Je lui ouvre et lui donne un bout de pain, ce qui l’emplit de joie.
16h13 : À la caisse. Pas trop d’empressement...
16h25 : Tout est chargé dans la voiture, en route !
16h36 : Arrivée à la maison au milieu d’une discussion familiale consistant principalement de "bam" et autres "dadou".
16h47 : Fin du déchargement de la voiture. Retour de la voiture.
16h54 : Voiture droppée à son stationnement. 20km pile. Les clés sont déposées dans le coffre. Retour à pied au son de Brassens.
17h03 : Arrivée à la maison. Tout est calme, les courses ne sont pas rangées. Est-ce qu’Arthur dormirait ? Eh bien non. Raté pour la sieste. Difficile à croire considérant que sa seule sieste a été interrompue après 30 minutes. J’aurais bien profité d’une sieste pour avancer mon livre :-/
17h05 : Fin de rangement des courses.
17h17 : Femme allume la télé pour sa seule raison d’être (avec Naruto) : la contention psychologique de l’animal en vue de lui faire les griffes.
17:21 : Pendant ce temps j’opte pour une optimisation de la salle de lavage qui se transforme en bordel.
17h30 : Vidage du contenu du sèche-linge sur notre lit. Les griffes de l’animal sont coupées sans pleurs.
17h34 : Je range les médocs jonchant le sol suite à sa descente dans le tiroir à médocs de la matinée.
17h36 : Pipi.
17h40 : Pas d’ampoule de rechange pour le luminaire du salon...
17h42 : Fin de la contention psychologique. Monsieur ne semble pas très content et colleux. Femme lui lit des livres.
17h58 : Monsieur nous signifie qu’il a faim à l’aide de son imagier. Surprenant !
17h59 : Femme lui réchauffe des pâtes tandis que je mets en route notre souper : poulet, pétaques sautées et asperges.
18h10 : Monsieur mange supervisé par Femme au son de Henri Des. Je cuisine.
18h21 : Monsieur finit son souper.
18h23 : Nous passons a table. Vraiment mauvais timing, nous ne mangeons pas avec Monsieur, donc il va rester seul pendant que nous mangeons.
18h27 : Il est certain que des asperges hors saison, c’est pas top.
18h39 : Fin de notre repas. Monsieur s’est occupé seul pendant ce temps : un peu de lecture, un peu de cache-cache avec nous même si nous ne bougions pas de la table.
18h40 : Je joue avec Monsieur pendant que Femme range. Nous courons partout dans l’appartement en poussant toutes sortes de cris. Je lui cours après, il me court a après, c’est sans fin.
18h49 : Femme me demande de l’aide pour dépiauter le reste de poulet pour le mettre au frigo. Elle se retrouve aux prises avec un fils bien décidé à jouer avec un parapluie pliable. Dommage pour elle, c’était moi qui avait présenté le parapluie à Monsieur !
18h56 : Monsieur fait un signe de lait. En l’absence de bonne sieste dans la journée, nous décidons d’entamer la routine du soir 30 minute en avance sur l’horaire habituel. Nous craignons un auto-désintégration par fatigue de Monsieur.
18h57 : Cadeau surprise dans la couche tandis que Monsieur se débat pour accéder à la source de tous ses plaisirs.
18h59 : Mise en bain. Femme s’en occupe. Pendant ce temps je pars à la recherche de la brosse à cheveu de Femme.
19h01 : La brosse à cheveu est un élément-clé dans la vie de Femme. Monsieur a pu la mettre dans n’importe quelle pièce, n’importe où : sous le lit, dans ses jouets, derrière un meuble. On ne peut même pas écarter le fait qu’elle puisse se trouver dans la poubelle que Femme a fermé quelques instants plutôt.
19h07 : La brosse est trouvée ! Monsieur l’avait mis dans un tiroir à vêtement de notre chambre. Les joies d’un enfant de 18 mois. Je reprends le rangement de l’appartement.
19h14 : Salon rangé. Chambre d’enfant prête pour dodo
19h20 : Je rejoins Femme et Monsieur dans la salle de bain à la demande de ce dernier.
19h27 : Comme toujours depuis quelques mois, je procède à la sortie de bain. Femme s’esquisse en souhaitant bonne nuit à Monsieur.
19h28 : Sortie de bain difficile surement liée à la fatigue. Monsieur ne veut pas lâcher une débarbouillette trempe qu’il utilise comme couvre-chef.
19h30 : Au gré de l’habillage, j’arrive à subtiliser la débarbouillette, ce qui évitera de mouiller le lit.
19h36 : Ce soir, pour étirer la sauce nous allons lire quelques histoires.
19h42 : Fin de la lecture. Forcément, il dit "encore", les livres ça peut difficilement s’arrêter en aussi peu de temps.
19h43 : Je le mets au lit malgré tout. Il pleurniche un peu et demande Maman mais finit par se calmer lorsque je lui montre ses livres de lit Barbapapa.
19h45 : Sortie de la chambre de Monsieur. Il ne dort pas mais est calme. Femme sort de sa douche quelques instants plus tard.
19h54 : Plus aucun bruit ne vient de la chambre de Monsieur, la fatigue l’a rattrapé. Il est rare qu’il s’endorme aussi tôt.
20h00 : Nous sommes chacun sur notre ordinateur respectif. Je révise le rapport de gendarmerie (pour une rare fois, je vais me permettre des modifications a posteriori car tout fut publié sans relecture), Femme fait ses devoirs, un rapport d’expertise quelconque.
20h08 : Femme a une écharde dans l’index gauche. C’est un de mes poils de barbe tondu hier avec amour. Elle n’arrive pas à l’enlever. Comment fait-elle pour régulièrement s’enfiler sous la peau des poils de barbe ??!! Ça doit être la 4ème ou 5ème fois depuis que nous vivons ensemble.
20h18 : Femme finalise de ranger la cuisine.
20h34 : Femme nettoie son attirail à l’eau bouillante. J’écris quelques courriels qui ont attendu trop longtemps.
20h41 : Direction la douche.
21h02 : Lavé, séché, brossé (les dents). J’ai le choix entre plier du linge, avancer mon livre, avancer mon code ou m’occuper du montage photo "évolution". Je ne pourrais pas couper au pliage du linge qui gît sur le lit, mais en attendant je vais m’occuper du montage photo qui pourra agrémenté le présent rapport.
21h13 : Incroyable comme un gros bouton rouge vif, même avec écrit "DELETE", on a envie de cliquer dessus...
21h34 : Photo montée, publiée et envoyée à la Terre entière et ajoutée au présent rapport comme pièce à conviction.
21h46 : Rah, femme propose d’aller plier du linge :( Je négocie quelques minutes pour avancer un peu de code.
21h57 : Youppi, extension de la classe GMarker réussie. Direction le linge.
22h : Arrosage du sapin et des autres plantes plus ou moins vivantes de l’appartement
22h05 : Linge plié. Retour devant l’ordinateur.
22h08 : Dans une poussée masochiste Femme relit le rapport de gendarmerie correspondant aux 6 mois de Monsieur, il y a un an à un jour près.
22h19 : Pendant que Femme poursuit son masochisme sur le rapport de mars 2009, j’arrive à faire disparaître des points d’une carte Google au gré de ma volonté. Tout cela en une centaine de lignes de Javascript.
22h28 : Femme a terminé sa phase masochiste non sans m’avoir relaté chacun de ces événements passés.
22h29 : S’étant couché tôt, Monsieur risque de se lever tôt. Par ailleurs demain y a boulot !
— Fin de transmission

Plutôt que de roupiller quelques heures pour aller travailler à 1h du matin, je vais remplir quelque peu ce blogue :)
La Presse, qui vise souvent juste dans ses dossiers, aborda durant le week end un sujet léger mais pourtant important pour des parents : la mousique, et plus précisément la musique pour enfants.
Sujet d’autant plus important pour nous que notre progéniture chérie se plait à se trémousser sur les musiques entrainantes et que depuis ses premiers mois, il nous semble plus évident que jamais que la musique adoucit les mœurs.
À l’instar de certains intégristes chroniqueurs cités dans ce dossier, je n’étais vraiment pas chaud à l’idée d’avoir de la musique pour enfant à tue-tête dans l’appartement. Heureusement femme prit les choses en main et nous trouva du Henri Dès, de la musique pour enfant certes, mais tout à faire écoutable et même agréable et nous reprenons avec plaisir les refrains en cœur.
Par ailleurs, il nous semble désormais évident que Fils préfère la musique de son âge que du Linkin Park ou même du Zebda (pourtant ô combien entrainant).
C’est pour cela que je trouve désormais dommage certaines des positions affichées dans le dossier de La Presse où certains prônent une dictature stricte anti-musique-pour-enfant. Est-ce que leurs enfants en sont malheureux pour autant, je ne pense pas, mais quand on voit le plaisir que prend le notre sur certaines chansons, ce serait dommage de s’en passer.
Ceci dit, avec un fils seulement rendu à 17 mois et des patates, on est encore loin d’avoir fait le tour de la question de ses futurs goût musicaux. On s’en reparle dans quelques années !

Point de détail dans son évolution, Monsieur sait dire "là-haut" (bien que cela sonne plutôt a-o). Plus étonnant à mon goût, il semble comprendre la notion du haut. Ainsi sait-il que le ciel et le soleil sont en haut sans avoir eu besoin de faire le lien pour lui.
De même sur une image où un personnage sera vers la bordure supérieure, Monsieur dira naturellement "a-o".
C’est surprenant à quel point certaines facultés se développent autrement qu’on pourrait le penser. On connaît l’ordre de développement général de l’enfant : préhension de base, 4 pattes, marche debout, langage, capacités cognitives avancées.
Sauf que dans les détails, ce n’est pas toujours ce que l’on croit qui arrive en premier.
Histoire de l’œuf ou de la poule : est-ce parce qu’il a pu le dire qu’il a conceptualisé l’idée de haut, ou l’inverse... ou les deux en même temps. Difficile à savoir réellement. En tous cas je pensais pas qu’il était possible pour un enfant de développer des concepts relativement abstraits aussi tôt dans leur vie.
Les surprises sont surement loin d’être finies !

Pendant que j’étais dans mes réparations de blogue, je suis tombé sur ce vieux billet commencé, presque terminé, mais jamais publié. Entre le mettre à la poubelle et cliquer sur "publier", je choisis la seconde option.
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Le Toshiba T3100 fut pour ainsi dire mon premier PC. Certes mon père en a eu d’autres avant [1] que j’ai eu l’occasion de manipuler un peu, mais c’est vraiment avec lui que j’ai fait mes premières armes... et mes premiers dégâts aussi.

Si je me fie à ma mémoire, le T3100 a du faire son apparition à la maison en 1986 soit l’année de sa sortie et devait à l’époque couter une petite fortune. Il n’avait de portable que le nom et la poignée qui permettait de le transporter, de batterie il n’avait point. Et ses 6.6kg incitait à y réfléchir à deux fois avant de le mettre dans une sacoche.
Les performances techniques peuvent sembler dérisoires et pourtant : Processeur 80286 à 4,77MHz, 10MB de disque, 320kB de RAM que l’on avait clairement le temps de compter au démarrage, un lecteur disquette 3"1/4 et un écran monochrome orange 640*400 en faisaient une bête de course à l’époque.
Coté applicatif ça turbinait sous DOS avec Norton Commander qui me permis de faire quelques belles conneries comme supprimer des fichiers involontairement. Le traitement de texte se faisait sur Wordstar 2000, plus tard Word DOS et le tableur était Multiplan.
Bien entendu ceci semblait bien triste à coté des consoles Amstrad qu’avaient mes amis à l’époque, mais je passais volontiers quelques heures à jouer à Paratrooper et autres J-Bird. Bien plus tard vinrent des jeux de rôles sur lesquelles je passai encore plus de temps.
Et contrairement aux Amstrad (du moins je crois) ceci me permis de me mettre au QBasic et de découvrir les plaisirs abscons de la programmation.
Cet engin a fonctionné jusqu’à assez proche de l’année 2000, cependant je n’ai jamais pensé à vérifier s’il avait passé le cap fatidique. À mon grand regret il n’est pas passé au travers d’un grand ménage de printemps voilà quelques années de cela. Bien dommage !
[1] Je me rappelle de la sensation quasi-horrifiée que je ressentais en regardant un ordinateur précédent jouer tout seul (en fait en mode démo) à J-Bird. Je devais avoir 4-5 ans et voir cette chose faire des parties seules me préoccupait beaucoup

Voilà, tout est de retour : les articles, les liens, tout. J’ai même réparé certaines choses qui ne fonctionnaient plus depuis un certain temps comme les icônes Projet Montréal et Institut du Nouveau Monde dans la colonne de droite ainsi que quelques liens statiques. De manière générale iWeb semble mieux supporter Spip que ne le faisait l’hébergeur précédents avec lequel j’avais quelques "glitchs". (Ancien hébergeur qui n’a toujours pas répondu au ticket de support envoyé voilà 3 bonnes semaines... à mon avis ils sont plus ou moins morts.)
Si jamais vous remarquez des choses pas cathos, faites-moi signe sous forme d’un commentaire ou autre.
En revanche, le reste du site est perdu corps et biens. Rien de bien traumatisant : des squelettes Spip qui n’étaient plus du tout à jour, de même que mon ping-o-blog totalement inutile de nos jours, et quelques répertoires de transfert qui n’étaient surement plus utiles.
Deux vraies pertes, mais qui doivent trainer dans des vieux vieux backups : mon site sur Yellowstone et le site sur la théorie du chaos de Femme. Des vrais sites antiques et statiques datant respectivement de 1998 (en frames s’il vous plait) et de 2001. Mon site sur l’immigration au Canada également parti des dommages mais il était tellement dépassé qu’il devenait immoral de le laisser même s’il me valait quand même un petit chèque Google une fois de temps en temps pour les pubs qui étaient dessus.
Maintenant j’essaierai de faire des backups plus fréquents, ce n’est quand même pas très difficile !!
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