Comment dire… l’appart dans lequel je vis, c’est de la merde. Il a l’air beau, il est assez propre, plancher en bois francs, fraichement repeint, etc. Mais c’est pour mieux cacher l’isolation déplorable. l’isolation sonore, bien entendu, au point de distinguer clairement ce que disent les voisins qui ne parlent pas spécialement fort pourtant (heureusement d’ailleurs).

Mais l’isolation thermique surtout, et Dieu sait que c’est utile au Québec pourtant ! La température est franchement passée sous zéro cette nuit, pour la première fois depuis l’été, et je me suis vraiment gelé les pieds en sortant du lit ce matin. J’ai donc fait le test du thermomètre devant la porte d’accès au balcon. Voici le résultat :

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Le test du thermomètre

9.5°C, à l’intérieur ! Les portes sont fermées autant qu’il est possible de les fermer mais de toutes manières, en se penchant un peu, face à la fente, on peut voir le jour, il n’y a pas de joints, bref, comment voulez-vous que ça isole quoique ce soit.

Cela signifie qu’il va bientôt falloir mettre un scellant ce qui fait chier parce que ça bloque l’accès au balcon d’où j’aime bien prendre des photos. Il va également falloir en mettre autour des fenêtres dont la qualité est proprement déplorable, ce qui empêche ensuite de les ouvrir quand on veut aérer l’appartement.

C’est tellement agréable de vivre dans de la merde ! Vivement qu’on déménage dans un peu mieux…

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Donald Rumsfeld

Donald il dit qu’il a des nouveaux super-avions de combats qui vont tué Saddam même si on sait pas où il est.

Donald, il est super content parce qu’il a gagné 87G$ à la grande lotterie du congrès, et ça c’est trop top.

Donald, il pense aussi à tous ces chomeurs qui s’emmerdent aux États-Unis, alors il va en envoyer quatre dizaines de milliers en Irak, en vacances. Avec un peu de chance, peut-être qu’ils s’y plairont et qu’il y resteront jusqu’à leurs derniers jours.

Quelqu’un connait-il le statut des réservistes américains ? Dans mon esprit, c’était principalement des gens qui étaient… “réservés” en cas de conflit majeur.

Enfin bref, je sais pas si ça va vraiment améliorer la situation là-bas d’envoyer des réservistes mais franchement je vois pas trop ce qui pourrait mettre fin à…. à quoi en fait ?

Bon, à la demande générale (de merriadoc), je vais être un peu plus loquace sur ma première rencontre de blogueurs. Je ne sais pas si j’avais vraiment affaire là, avec mon blog balbutiant de quelques mois, ma difficulté à accrocher aux blogs anglophones, mon manque de connaissance des blogueurs montréalais et mon bien jeune âge (pour lequel je me suis fait pointer du doigt à deux reprises tout de même).

Je précise que je suis assez habituée à rencontrer des gens d’Internet, à diverses occasions : mon Hoëdic, et Leeloolène, ont été rencontrés dans un tel contexte, par exemple, il y a fort longtemps, et cet été ce sont des étudiants en médecine français que j’ai accueillis ici.

J’étais un peu intimidée à l’idée de rencontrer des monuments vivants du blog tels que le grand Karl, Martine, Zénon et aussi Steph. Encore plus intimidée d’apprendre que le monsieur Zénon est philosophe - l’effet “prof”.

Alors en fait, il n’y a pas grand-chose à dire, c’est comme si je vous racontais en détails ce qui ce passe à chaque fois que je rencontre quelqu’un. Je n’ai pas adoré l’ambiance de La Cabane, mais c’est plutôt secondaire. J’ai été charmée par la gentillesse de Karl, qui met tout de suite à l’aise, et soulagée que Steph n’ait pas un accent australien. J’ai aussi été contente de rencontrer Mathieu, dont je ne connaissais pas le blogue (honte sur moi), mais qui est fort sympa au demeurant. Enfin, j’ai eu l’occasion d’échanger quelques mots avec Martine, Roxane et Patrick, tous trois très avenants. Petite déception : je n’ai pas eu le temps de faire la connaissance d’Alex

Une de mes “craintes” s’est avérée infondée : personne ne fait “geek”. À part ça, hum, faudrait vraiment que j’apprenne à parler anglais, parce que là je n’ai pas dû aborder une bonne moitié de l’assistance pour de bêtes questions de langue ! J’ai un super score au TOEFL, je comprends l’anglais, je le lis, je le parle en théorie… mais pas en pratique. Pourquoi faut-il toujours un couteau sous ma gorge pour que je parle anglais ?

Revenons du TNM après avoir assisté à sa mise en scène de la célèbre pièce de Molière. En Première, j’avais décidé de compenser mon manque flagrant de culture en lisant presque tout Molière (emprunté de la bibliothèque - pardon au “CDI” - de mon lycée nantais). Les Précieuses ridicules étaient portées disparues de la collection. Voilà enfin ce tort réparé.

Je déplore seulement l’ajout malvenu et prétentieux d’un prologue et d’un épilogue (à saveur révolutionnaire et anachronique) à l’oeuvre.

À part ça, bien du plaisir, comme toujours, avec le langage et l’humour du maître français… J’ai mis longtemps à comprendre pourquoi on disait de la langue française qu’elle est la sienne, mais c’est bien acquis maintenant. Sinon, Marie-France Lambert était tout simplement délicieuse dans la peau de Magdelon.

Sens méprisé, sens négligé, sens oublié, sens atrophié, premier sens, sens fidèle, sens précieux et sacré.

Sens qui me lie à Hoëdic, sens par lequel tout a commencé, du bout des doigts et des lèvres timides, au travers duquel tout continue, se perpétue et fusionne. Un sens pour tout le corps, pour le faire frémir en entier.

Sens si doux, vivant et enivrant…

Deux êtres, deux âmes qui se touchent, s’étreignent et se rejoignent.

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[Voir La peau et le toucher d’Ashley Montagu. Lire aussi sur l’haptonomie.]